Ligue 1: Jacques Rousselot ému de retrouver Pablo Correa

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par Dimitri Rahmelow

NANCY (Reuters) - L'AS Nancy-Lorraine va retrouver son ancien entraîneur Pablo Correa, samedi, à l'occasion de son déplacement à Annecy pour affronter Evian Thonon-Gaillard.

Le Franco-Uruguayen, qui a passé huit ans et demi sur le banc de touche lorrain, a repris en mains le club savoyard début janvier.

Dans une interview accordée à Reuters, Jacques Rousselot, président de l'ASNL, reconnaît que ce match sera, forcément, singulier.

Reuters: Y aura-t-il une émotion particulière pendant cette rencontre ?

Jacques Rousselot: Ça va être une émotion à part dans la mesure où Pablo, je l'ai eu au club pendant 16 ans et je l'ai toujours considéré comme un collaborateur mais bien plus que ça (ndlr, Pablo Correa est arrivé comme joueur en 1995 avant d'entrer dans le staff puis de devenir entraîneur). C'est un ami, presque un fils. C'est toujours, pour moi, quelqu'un qui compte beaucoup. Mais pour autant, que ce soit pour lui ou pour l'AS Nancy-Lorraine, quand on entrera sur le terrain, il n'y aura plus d'amitié, plus de sentiments. Chacun défendra sa paroisse. Mais ce sera un moment fort pour moi.

Reuters: Que lui direz-vous avant le coup d'envoi ?

Jacques Rousselot: Avant le match, je lui souhaiterai bonne chance. Et que chacun reste en Ligue 1 à la fin de la saison. On va se battre les uns et les autres avec nos armes, et rester concentrés jusqu'à la fin du championnat pour que, l'un comme l'autre, on reste parmi l'élite. Ce sera étrange, ça va nous faire drôle d'avoir en face de nous Pablo Correa comme entraîneur. Mais c'est la vie. C'est un choix, rien n'est jamais définitif. Aujourd'hui, il a un employeur qui s'appelle Evian Thonon et il essaiera logiquement de contrarier l'équipe de Nancy.

Reuters: Pablo Correa a décidé de partir en fin de saison dernière après huit ans et demi sur le banc. Lui en avez-vous voulu ?

Jacques Rousselot: Il n'y a ni rancoeur, ni amertume. On reste bons amis, très liés. On se téléphone de temps en temps. Mais comme Nancy n'est pas encore sauvé, on essaie l'un comme l'autre d'avoir cette pudeur de ne pas interférer. Il y a une certaine décence vis-à-vis de Jean Fernandez et du groupe qui veut qu'on respecte les codes du sport.

Reuters: Quel regard portez-vous sur sa nouvelle aventure ?

Jacques Rousselot: Je n'ai pas à juger. Il a pris le temps de la réflexion, il n'a pas eu beaucoup d'opportunités. Il a choisi la proposition qui semblait la meilleure pour pouvoir s'exprimer. Evian est, certes, un peu modeste. Mais c'est un homme de challenges. Et Evian lui permet d'avoir cette perspective de grand club à moyen terme. C'est sûrement un bon choix pour lui. Il y a tout à faire là-bas, et il aime ce type de challenge: tout construire, être dans le défi permanent. Mais samedi soir, pas de sentiments. On se fera l'accolade de l'amitié. Et que le meilleur gagne.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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