Ligue 1: Ibrahimovic sort le PSG d'un mauvais pas

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IBRAHIMOVIC SORT LE PSG D'UN MAUVAIS PAS CONTRE NANCY
IBRAHIMOVIC SORT LE PSG D'UN MAUVAIS PAS CONTRE NANCY

PARIS (Reuters) - En inscrivant deux buts en quatre minutes, Zlatan Ibrahimovic a sorti samedi après-midi le Paris Saint-Germain d'un mauvais pas contre Nancy et démontré que le leader de la Ligue 1 pouvait aussi battre les équipes les plus modestes (2-1).

Ridiculisé en quinze jours par Sochaux et Reims, le PSG se dirigeait vers une nouvelle déroute après l'ouverture du score de Benjamin Moukandjo (36e) mais s'est ressaisi à temps grâce à sa star suédoise (59e, 62e).

Avec cinq points d'avance sur Lyon, les Parisiens sont désormais sûrs de finir la 28e journée à la première place, quel que soit le résultat du choc OL-OM dimanche soir au stade de Gerland.

Lille, l'une des équipes les plus en forme ces dernières semaines, s'est un peu rapproché de ce trio grâce à sa victoire à Valenciennes (3-1), la cinquième d'affilée en championnat.

Menés 1-0 à la pause, les champions de France 2011 sont revenus dans le match grâce à deux buts de la tête de leurs attaquants longilignes, Ronny Rodelin et Tulio De Melo, respectivement 1,92 m et 1,93 m, et un de Benoît Pedretti.

Les Nordistes sont provisoirement cinquièmes à deux longueurs de Saint-Etienne, quatrième, et trois de Marseille, troisième.

Toulouse est allé battre Brest 1-0 grâce à une belle frappe de loin du jeune milieu de terrain Adrien Rabiot, 17 ans et prêté par le PSG cet hiver.

Dans le bas de tableau, Evian a écrasé Sochaux 5-1, Ajaccio a dominé Lorient 1-0 et Troyes a fait de même contre Reims (4-2), cédant au passage la dernière place à Nancy.

Au Parc des Princes, "Ibra" a manqué des duels contre le gardien nancéien Damien Grégorini, notamment à la 48e minute, avant de trouver la solution sur une passe de Jérémy Ménez (59e).

Sur son deuxième but, il a largement profité de l'étourderie du gardien adverse, sorti de ses cages de façon hasardeuse et qui a raté le ballon sur une ouverture de Marco Verratti. Zlatan Ibrahimovic a évité le gardien lorrain et poussé le ballon dans les filets vides.

CONTRECOUP DE VALENCE

Le Suédois en est à 24 réalisations en depuis son arrivée à Paris l'été dernier et continue de survoler le classement des buteurs devant le Stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang (16).

Jusqu'à ce doublé providentiel, le PSG faisait grise mine. Et semblait à nouveau subir les effets du "théorème de Leonardo" qui désigne, selon le directeur sportif parisien, cette incapacité à faire chavirer les petites équipes.

En dépit du soleil qui baignait la capitale, le début d'après-midi était d'autant plus morose pour le PSG que le Brésilien Lucas, victime d'un mauvais coup à la cheville, avait dû céder sa place à Kevin Gameiro en début de seconde période.

En fin de match, Zlatan Ibrahimovic lui-même, pourtant rarement blessé, a grimacé après un choc. Et quelques minutes plus tard, les Parisiens ont failli payer leur relâchement sur une frappe de Florent Zitte qui a fini sur le poteau.

L'entraîneur Carlo Ancelotti avait prévenu la veille que ses joueurs risquaient de subir le contrecoup de la Ligue des champions, trois jours après leur match 1-1 contre Valence, synonyme de qualification pour les quarts de finale.

Il avait d'autant plus de raisons de craindre ce match que Nancy a l'habitude de faire de bons résultats au Parc des Princes. Avant le coup d'envoi, les Lorrains avaient gagné dix fois, contre seulement huit pour les locaux.

De quoi faire peur à Blaise Matuidi et ses coéquipiers ? "Bien sûr", a répondu le gardien Salvatore Sirigu, soulagé au micro de Canal + après le coup de sifflet final.

"Il faut prendre les matches avec la bonne attitude. Nancy a fait un grand match ce soir mais heureusement, on a bien réagi", a-t-il ajouté.

"Si les choses sont déjà écrites d'avance, ce ne serait pas un sport aussi beau. Notre avenir, c'est à nous de l'écrire."

Nancy, se complique en revanche les choses dans la lutte pour le maintien en Ligue 1, avec six points de retard sur trois équipes classées de la 16e à la 18e place, Evian, Reims et Sochaux.

Simon Carraud, édité par Grégory Blachier

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