Ligue 1: "Faisons nous plaisir", demande Maxime Gonalons

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par André Assier

LYON (Reuters) - Maxime Gonalons, arrivé à l'âge de 11 ans à l'OL et promu capitaine il y a quelques mois, n'a pas voulu quitter le club cet été malgré les appels du pied de Naples.

A 24 ans, le milieu de terrain international veut encore grandir avec son club, où il est devenu le leader d'un groupe jeune mais qui n'abdique pas par avance face au PSG ou à Monaco, comme il l'explique dans un entretien à Reuters.

Reuters : Quand on voit le PSG et Monaco, on se dit : "le titre pour Lyon, même pas en rêve". Vous qui êtes acteur, vous portez le même regard ?

Maxime Gonalons : Je ne sais pas... Le PSG avait déjà commencé l'an passé à créer un groupe imposant. Monaco en fait de même cette année. Forcément, cela ne va pas être évident à concurrencer car ce sont de grosses machines. Paris l'a montré l'an passé. Il n'a pas été tout le temps bon mais il s'en est sorti souvent par le talent des individualités. Mais dans le football, on en a vu d'autres. A notre niveau, l'envie et l'objectif s'énoncent clairement : nous voulons le podium car la Ligue des champions, c'est autre chose. Et pour le club, en terme financier, c'est prioritaire.

Reuters : Vous ne rêvez donc pas du titre ?

M.G.: Si, je suis un compétiteur et quand je commence un championnat, c'est pour le gagner. Après, il faudra analyser les échéances et les périodes de la saison, avec notamment ce mois d'août où il y a beaucoup d'échéances.

Reuters : Comment jugez-vous le groupe, de plus en plus jeune ?

M.G.: Oui, le groupe est encore très jeune. Nous avons perdu Anthony Réveillère, qui a tout gagné à Lyon. Quand tu perds un gars comme cela, c'est forcément un manque. Son remplaçant, Miguel Lopes, démontre de belles choses. Le départ de Dejan Lovren, même s'il a été souvent blessé, laisse aussi un manque car il était imposant dans le groupe. Gaël (Danic) apporte son expérience tout comme Henri Bedimo qui a gagné le titre avec Montpellier en 2012. Ce sont des éléments importants qui vont nous faire du bien. Le recrutement n'est pas fini je pense et je pense qu'avec la jeunesse, cela va bien se passer.

Reuters : Ce groupe a un an de vie commune et d'expérience en plus. Cela peut compter ?

M.G.: Absolument car n'oublions pas que nous avons fait l'Europa League. Même si ce ne sont pas de "grands" matches à hauteur de la Ligue des champions, ils ont permis d'engranger un vécu au niveau européen, un vécu intense. N'oublions pas non plus que Samuel Umtiti et Naby Sarr sont champions du monde des moins de 20 ans. Là aussi, c'est de l'expérience accumulée. Et Alexandre Lacazette et Clément Grenier sont passés à l'étage du dessus en devenant Internationaux A. Tout cela va servir l'Olympique Lyonnais cette saison, j'en suis sûr.

Reuters : Personnellement, cela a-t-il été dur de rester alors que vous étiez convoité ?

M.G.: Des rumeurs, il y en a eu. C'est toujours gratifiant de voir que des clubs européens te suivent. Mais je voulais retrouver la Ligue des champions avec mon club formateur. Ce n'est pas gagné car il faut passer deux tours préliminaire et de barrage en août. Mais nous allons nous battre pour cela.

Reuters : Il y a aussi ce capitanat qui représente beaucoup ?

M.G.: J'ai l'impression de me répéter mais c'est tellement vrai. C'est un véritable honneur de l'avoir ce brassard car cela veut dire beaucoup avec mon club formateur. J'ai plus de responsabilités. Cela me plaît et comme cela ne change rien à mon comportement car je ne vais pas me prendre la tête avec cela, c'est une vraie fierté.

Reuters : L'OL peut-il vraiment jouer un rôle majeur dans cette Ligue 1 ?

M.G.: Nous l'avons vu la saison dernière. Nous avons bluffé certaines personnes, même si cela a été dur après notamment, l'élimination en Europa League face à Tottenham (en 16es de finale). Nous avons connu un trou d'air qui nous a été fatal pour être encore plus près du PSG. L'an passé, nous avons montré que nous étions capable de répondre à une certaine attente. J'espère que nous le ferons aussi cette année.

Reuters : Et comment concurrencer les grosses cylindrées ?

M.G.: Par notre philosophie de jeu, celle d'avoir le ballon et surtout de jouer en équipe. Sans cela, nous ne en sortirons pas. Cela avait fait notre force en début de saison. Jouons ensemble, soyons solidaires, faisons nous plaisir, et les résultats viendront.

Edité par Gregory Blachier

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