Ligue 1: Deschamps passe une "sale soirée", Girard savoure

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"SALE SOIRÉE" POUR DIDIER DESCHAMPS
"SALE SOIRÉE" POUR DIDIER DESCHAMPS

par Jean-François Rosnoblet

MARSEILLE (Reuters) - Montpellier a réalisé mercredi une excellente opération comptable en s'imposant logiquement 3-1 à Marseille où la crise couve à quelques jours de la finale de la Coupe de la Ligue face à Lyon.

Le club héraultais a pris seul le commandement de la L1 avec trois points d'avance sur le Paris Saint-Germain et une meilleure différence de buts (+ 6).

"Dans ce match bonus puisqu'on était les seuls à jouer, il était important de faire quelque chose. Cela ne s'est pas trop mal passé. On met Paris à trois points et Lille à dix", a dit, satisfait, René Girard, l'entraîneur de Montpellier.

""Il y a des saisons comme cela. On sent qu'on peut faire quelque chose, même dans les moments difficiles. Quand on est toujours devant, cela permet de voir venir. C'est un groupe extraordinaire qui ne lâche rien. C'est mentalement que cela va se jouer. On est là et on va s'accrocher."

Didier Deschamps, son homologue marseillais, a pour sa part passé -de son propre aveu- "une "sale soirée" avec ce nouveau revers à domicile.

"C'est une sale soirée. Elle a mal débuté avec un mauvais réflexe et elle s'est mal finie. On a vu la différence entre une équipe en pleine confiance et une qui ne l'est pas", a regretté l'entraîneur de l'OM.

"C'est un problème de confiance et de fébrilité. Porter ce maillot, c'est lourd quand cela ne va pas bien."

DESCHAMPS ASSUME

Deux buts de Younes Belhanda et un troisième d'Olivier Giroud ont précipité Marseille dans une crise qui s'affiche désormais à la vue de tous, à l'image d'André-Pierre Gignac refusant de serrer la main de son entraîneur lors de son remplacement par Mathieu Valbuena.

"Quand un joueur sort, il est rarement content. La situation est difficile pour lui aussi. Je ne vais pas en rajouter", a tempéré Deschamps.

Le technicien marseillais assume ses choix, comme celui d'aligner au coup d'envoi une équipe largement amputée de plusieurs titulaires habituels.

"On a des enchaînements de matches tous les trois jours, je ne peux pas faire jouer les onze mêmes. J'ai fait des choix, je les assume totalement", dit-il, quitte à se couper davantage des supporters du club de moins en moins enclins à trouver des circonstances atténuantes au champion du monde 1998.

"Il y a un petit malaise mais il y a une échéance qui arrive pour les Marseillais. Cela peut rétablir le lien qui est un peu coupé avec les supporters", juge son homologue montpelliérain.

Marseille a pourtant manqué l'occasion de se réconcilier avec son public tout en engrangeant un peu de confiance et de sérénité à quelques jours de ses retrouvailles avec Lyon, samedi en finale de la Coupe de la Ligue.

"Il faut un mental de compétiteur dans cette finale avec un trophée au bout. C'est un contexte différent. Le haut niveau, c'est aussi être capable d'évacuer la déception et de retrouver la confiance nécessaire. C'est la dernière chance de gagner un titre cette année", prévient Deschamps.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Tangi Salaün

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