Ligue 1: David Beckham en haut de l'affiche PSG-OM

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DAVID BECKHAM EN HAUT DE L'AFFICHE PSG-OM
DAVID BECKHAM EN HAUT DE L'AFFICHE PSG-OM

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - Jouera, jouera pas? La possibilité de voir David Beckham faire ses premiers pas en Ligue 1 dimanche pour le choc entre le PSG et l'OM donne un peu plus de piment à un match qui, classement et rivalité obligent, n'en manque déjà pas.

L'Anglais arrivé au dernier jour du mercato d'hiver devrait être présenté au public du Parc des princes avant la rencontre.

Les maillots floqués à son nom s'écoulent mais lui n'en a pas encore enfilé en compétition. Il a rejoint ses nouveaux partenaires en milieu de semaine dernière et a été jugé trop court physiquement pour figurer dans le groupe à Sochaux.

Dominé dans le Doubs dimanche dernier (3-2), Paris a fait de ce classique jamais tout à fait ordinaire un match vraiment à part, quand bien même il affrontera le même rival au même endroit trois jours plus tard en huitièmes de finale de la Coupe de France.

Le PSG s'est ainsi mis à l'abri des regards toute la semaine à Clairefontaine, préférant à son Camp des Loges le confort du centre d'entraînement de l'équipe de France.

Beckham, dont le premier entraînement, jeudi dernier, avait attiré quelque 200 journalistes à Saint-Germain-en-Laye, a pu y peaufiner sa remise à niveau physique, deux mois après son dernier match de Major League Soccer avec Los Angeles.

Les questions sur l'intérêt sportif de sa signature pour cinq mois -puisqu'il est entendu qu'elle en a en terme d'image-, pourraient donc trouver de premières réponses dimanche.

"AVEC DES MOYENS..."

Mais par delà la présence ou non sur le terrain de l'ancien capitaine de l'équipe d'Angleterre, ce PSG-OM est suffisamment alléchant pour éclipser les autres rencontres de la 26e journée.

D'abord parce que les Parisiens ont été bousculés comme rarement à Sochaux et trouveront au Parc des princes le rival idéal pour accréditer la thèse d'un simple accident de parcours, attribué en partie au contrecoup d'un grand match à Valence (2-1) en Ligue des champions.

Les retours de blessure très attendus de Thiago Silva et Thiago Motta, mais aussi de Lucas et Jérémy Ménez, absents à Sochaux, devraient donner un coup de fouet au groupe parisien.

Ensuite parce que cette défaite, conjuguée aux victoires de l'OL à Bordeaux et de l'OM contre Valenciennes ont réduit l'écart que le PSG avait creusé en tête: au coup d'envoi, Lyon, qui reçoit Lorient dimanche à 14h00, sera peut-être revenu à hauteur.

Enfin parce que l'OM a beaucoup à perdre. Longtemps à la lutte avec Paris et Lyon, Marseille a décroché ces dernières semaines et regarde autant derrière que devant.

Nice, quatrième avec 42 points, soit quatre de moins que les Phocéens, Saint-Etienne (41 points) ou Rennes (40) sont autant de menaces pour la troisième place des Olympiens qui ont pris huit petits points sur les six dernières journées.

Opposés respectivement à Reims vendredi, Nancy et Sochaux samedi, ces trois équipes pourraient contraindre l'OM à disputer un peu plus qu'un match de gala à Paris en revenant sur ses talons.

Surtout, l'OM voit son grand rival grossir alors que lui-même vit une saison à l'économie. Les deux équipes ont suivi pendant plus de quinze ans des trajectoires parallèles, courant après un titre de champion depuis le début des années 1990.

Marseille a raflé la mise en 2010 mais s'est écroulé l'an dernier (10e en fin de saison) -pendant que le PSG commençait à se construire grâce aux fonds qataris- et doit combattre comme le reste de la Ligue 1 sans disposer des mêmes armes.

Ce qui n'empêche pas André Ayew de voir encore en son club le plus grand des deux.

"L'OM a une grande histoire, c'est un club mythique que toute la France aime. Avec des moyens, l'OM pourrait faire venir autant de grands joueurs que le PSG", a-t-il dit cette semaine au site internet du club.

Dimanche, l'OM devra faire avec ceux qui sont là et qui ont tenu le PSG en échec 2-2 au match aller, au Vélodrome. Quant au PSG, il fera peut-être entrer en scène une énième star.

Edité par Julien Prétot

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