Ligue 1: Brest allie vent frais et équipage d'expérience

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GEOFFREY DERNIS, DE MONTPELLIER À BREST
GEOFFREY DERNIS, DE MONTPELLIER À BREST

par Pierre-Henri Allain

BREST, Finistère (Reuters) - Le Stade brestois s'appuiera cette saison sur un cocktail composé de joueurs d'expérience et d'un entraîneur novice en Ligue 1, Landry Chauvin, pour conserver sa place dans l'élite.

Le club a d'abord accueilli son nouveau technicien, arrivé de Nantes pour prendre la place laissée vacante par Corentin Martins, qui avait assuré l'intérim après le limogeage en fin de saison d'Alex Dupont.

Il a ensuite lancé rapidement son recrutement, s'attachant dans l'entre-jeu les services de deux trentenaires, le champion de France Geoffrey Dernis, débauché à Montpellier, et l'ex-Auxerrois Kamel Chafni, deux habitués de la Ligue 1.

Le latéral Bernard Mendy, ancien parisien, a lui aussi rejoint Brest après avoir usé ses crampons durant plusieurs saisons dans les championnats anglais puis danois.

A ces trois joueurs s'ajoutent les valeurs sûres de Brest, comme le milieu offensif Benoît Lesoimier, l'infatigable animateur Bruno Grougi ou l'international marocain Ahmed Kantari, nouveau patron de la défense après le départ de Jonathan Zebina à Toulouse.

Cette réactivité a permis de pallier rapidement, avec l'arrivée d'Alexis Thébault, le transfert du gardien de but Steeve Elana, parti à Lille après une remarquable saison durant laquelle il a contribué largement à hisser la défense brestoise parmi les meilleures de Ligue 1.

"Même si une offre peut toujours se présenter pour tel ou tel joueur, nous avons eu rapidement un groupe au complet, avec une touche un peu plus technique", se félicite Landry Chauvin, qui ne cache pas son goût du beau jeu, même si ses ambitions restent modestes.

"Quand je suis arrivé à Brest, j'ai trouvé un club sain et humble qui correspond à mes valeurs. Maintenant, après deux saisons où le maintien a été arraché à la dernière journée, il a besoin de se stabiliser en L1", souligne t-il.

LA FORMATION POUR L'AVENIR

Conscient que le Stade Brestois devra encore lutter dans la seconde partie du tableau, le nouveau technicien espère que ses hommes ne se feront "pas trop de frayeurs".

Pour y parvenir, l'expérience des recrues, présentée par Landry Chauvin comme son atout principal, comptera beaucoup.

Elle n'en laissera pas moins de place à de jeunes joueurs appelés à saisir leur chance, dont la recrue néerlandaise Charlison Benschop.

Athlétique et racé, cet attaquant de pointe de 22 ans devra faire oublier Romain Poyet, parti à Caen, et surtout Nolan Roux, dont le transfert à Lille l'hiver dernier avait fait beaucoup de mal au club breton.

Les milieux Abel Khaled (19 ans) et Adama Ba (18 ans) auront aussi l'occasion de faire leurs preuves.

Ces deux joueurs dessinent peut-être l'avenir de Brest qui, en obtenant un agrément pour son centre de formation, a pu leur faire signer des contrats professionnels et pourra s'appuyer les prochaines saisons sur cet outil pour abonder son effectif.

En attendant, avec un budget de 28 millions d'euros, les Brestois vont se lancer dans une saison qui, malgré les bonnes volontés, devrait encore s'avérer compliquée.

"Nous ne jouerons pas à armes égales avec les grosses cylindrées, mais on mise aussi sur un certain état d'esprit, à l'image des gens de ce département du Finistère, avec des joueurs qui sont avant tout concernés par le collectif", se rassure Landry Chauvin.

Edité par Gregory Blachier

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