Ligue 1: Bordeaux, invincible mais pas infaillible

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BORDEAUX VEUT RESTER INVINCIBLE FACE À LYON
BORDEAUX VEUT RESTER INVINCIBLE FACE À LYON

par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Invaincus depuis avril dernier, les Girondins de Bordeaux n'en sont pas sereins pour autant après avoir aligné quatre matches nuls en Ligue 1, dont deux fois après avoir été rejoints en toute fin de rencontre.

Dimanche dernier, Ajaccio, mené deux fois à Chaban-Delmas, a réussi à égaliser dans le temps additionnel, comme Nice l'avait fait trois semaines avant. Après deux succès inauguraux à Evian (3-2) et face à Rennes (1-0), Bordeaux ne sait plus gagner.

Son entraîneur, Francis Gillot, n'est pas loin de penser que le calendrier explique ces difficultés.

Bordeaux a disputé trois matches de Ligue Europa contre l'Etoile Rouge de Belgrade en barrage puis Bruges, atomisé la semaine dernière en Gironde (4-0).

A chaque fois, il a dû enchaîner moins de 72 heures plus tard, comme ce fut le cas face à Nice puis Ajaccio, deux adversaires reçus à 14h00 sous une forte chaleur, ce que Gillot, en colère, n'a pas manqué de relever le week-end dernier.

"Bien sûr que c'est une explication. Et on n'arrête pas de jouer à 14h00 alors que certains ne jouent jamais à 14h00 et font la Coupe d'Europe", a-t-il lancé.

"C'est évident que ça ne nous arrange pas mais comme on ne dit jamais rien, on va rejouer une troisième fois à Brest à 14h00 après Newscastle. Jamais deux sans trois."

EUROPÉEN OU FRANÇAIS ?

Bordeaux se rend en effet à Newcastle le jeudi prochain avant de disputer son match de la 8e journée de Ligue 1 le dimanche suivant en début d'après-midi.

"Aujourd'hui, on ne peut pas jouer la Coupe d'Europe avec équité. Malgré les efforts qu'on peut faire, on ne peut pas doubler jeudi et le dimanche à 14h00. Physiquement, c'est impossible, surtout quand il fait chaud", a-t-il prévenu.

"Si on choisit de jouer la Coupe d'Europe à fond, et je pense que c'est ce qu'on va faire, il faut s'attendre à perdre des points en championnat."

Ces propos résonnent dans un verre à moitié vide pour les Bordelais, dont la solidité retrouvée ces derniers mois n'a pas résisté à cette propension à s'écrouler à la dernière seconde.

"On ne perd plus depuis l'année dernière, c'est positif, mais on a toujours des choses à rectifier le plus rapidement possible si l'on veut viser plus haut", admet le milieu offensif Nicolas Maurice-Belay, qui absent trois semaines après s'être donné une lésion musculaire à la cuisse gauche.

"C'est un peu comme l'année dernière face à Ajaccio ou Dijon, on n'arrive pas à garder le résultat", reprend Gillot qui oublie, dans ce bilan de l'exercice précédent, le match à Toulouse (2-3, but encaissé à la 90e+2) ou encore le nul concédé en trois minutes face à Montpellier.

Ainsi va Bordeaux que personne n'arrive à battre depuis 16 matches mais qui, à laisser trop de points lui échapper, compte déjà quatre longueurs de retard sur l'Olympique lyonnais, à qui il rend visite dimanche soir (19h00 GMT).

Edité par Grégory Blachier

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