Ligue 1: Bordeaux avait raison de croire à l'Europe

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Ligue 1: Bordeaux avait raison de croire à l'Europe
Ligue 1: Bordeaux avait raison de croire à l'Europe

par Claude Canellas

BORDEAUX (Reuters) - Bordeaux, en gagnant dimanche à Saint-Etienne sa sixième victoire d'affilée (3-2), a validé sur le fil son billet pour la Ligue Europa au terme d'une saison qui était bien mal engagée.

Les Bordelais n'ont pas tremblé dans le chaudron vert face à une équipe qui avait la même ambition de jouer l'Europe la saison prochaine.

En terminant à la cinquième place de la Ligue 1 à trois points des Lyonnais, ils ont effacé deux ans de difficultés et, surtout, réussi un exploit. Au soir de la 14e journée, ils étaient en effet en position de relégables et rien ne leur permettait de rêver aux joutes continentales.

Trois ans après le titre de champion de France, Bordeaux redore quelque peu un blason terni par les contre-performances répétées depuis le début de l'année 2010.

Après avoir dominé la première moitié de la saison 2009-2010, s'être qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des champions (défaite face à Lyon), les Girondins avaient entamé une longue période de disette.

À la suite du départ de l'entraîneur Laurent Blanc, devenu sélectionneur des Bleus, de quelques joueurs-clés comme Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff, Bordeaux avait traversé la dernière saison de manière chaotique sous la houlette de Jean Tigana.

Avec l'arrivée de Francis Gillot aux manettes, Bordeaux espérait se refaire une santé. C'était sans compter sur le traumatisme vécu par une équipe passée en quelques mois des sommets européens à la morne plaine.

"ON EST RESTÉ ZEN"

Trois fois, Bordeaux allait se retrouver en position de relégable à l'automne. Aucun remède ne semblait pouvoir soigner le malade. ""On était désespéré", confiait dimanche Francis Gillot.

Alors, au lendemain de la défaite à Dijon le 19 novembre (2-0), les Bordelais ont commencé à travailler pour sauver ce qui pouvait encore l'être.

""On n'a jamais rien lâché, on est resté zen par rapport à la situation et à force de courage et de travail, on est revenu dans la course il y a deux mois", se souvient le coach bordelais.

A la trêve hivernale, Bordeaux était revenu à la 10e place avec neuf points de retard sur Rennes, alors cinquième.

En signant deux recrues de choix, le latéral brésilien Mariano et l'ancien milieu lillois Ludovic Obraniak, Bordeaux se donnait les moyens de réussir un pari insensé.

Pourtant au terme de la 32e journée, si les Girondins étaient en huitième position, ils étaient également à dix points de la cinquième place détenue par Toulouse.

Mais en concluant la saison par six victoires comme on enfile des perles, dont celles face à leurs adversaires directs Rennes et Saint-Etienne, les Girondins sont parvenus à leurs fins.

""C'est vrai que depuis deux mois on restait sur une bonne dynamique. Et si les concurrents directs perdaient des points, on était à l'affût", confirme Gillot.

A peine le livre de la saison 2011-2012 refermé, Bordeaux se projette dans la saison à venir et pense à composer un effectif qui devrait être profondément remanié, d'autant que Francis Gillot veut réduire le nombre de contrats.

Le chantier ne fait que commencer.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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