Ligue 1: Ben Khalfallah critique ses coéquipiers bordelais

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PARIS (Reuters) - Les Girondins de Bordeaux n'ont plus gagné le moindre match depuis plus d'un mois, ce qui a le don d'agacer le milieu de terrain Fahid Ben Khalfallah, qui s'est livré vendredi à un véritable réquisitoire contre ses collègues.

"Il y en a qui sont débiles", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au club de football au sujet de certains de ses coéquipiers, coupables à ses yeux de faire preuve d'une trop grande indolence.

"Ça fait deux matches qu'on ne montre pas grand-chose. Je dirais même, si je veux être méchant, qu'on est pathétique sur le terrain depuis deux matches. Il faut montrer autre chose", a ajouté le joueur.

Son équipe s'est inclinée deux fois de suite en quelques jours, face à Bastia (3-1), samedi dernier et face à Montpellier en Coupe de la Ligue (1-0), mercredi, prolongeant ainsi une série de mauvais résultats.

Il faut remonter à la septième journée de Ligue 1, contre Lyon le 30 septembre, pour retrouver la trace d'une victoire bordelaise (2-0).

Mauvais résultats, mauvais classement. Les Girondins pointent à la huitième place en championnat, avec sept points de retard sur le PSG. Et le club a disparu de la Coupe de la Ligue dès son entrée en lice.

"CHANGER DE CLUB OU PARTIR"

Dimanche, une nouvelle déconvenue contre Toulouse, pour le compte de la onzième journée de Ligue 1, noircirait encore un peu plus le tableau.

"Il y en a qui ne se rendent pas compte des choses. Il y en a qui ne s'en rendent vraiment pas compte", a insisté Fahid Ben Khalfallah devant les journalistes, entre deux soupirs.

"J'espère que la plupart s'en rend compte. Après voilà, il y en a qu'il faut titiller, qu'il faut pousser, parce que ce n'est pas en eux", a-t-il ajouté sans citer de nom.

Les mauvais résultats sont d'autant plus frustrants pour les Bordelais qu'ils ont pris l'habitude d'encaisser des buts dans les derniers instants, comme face à Lille le 19 octobre. Ils ont dû se contenter du match nul 1-1 après avoir longtemps mené.

"On prend la fin du match de Lille: moi ça me soûle parce que, après, j'entends 'ouais, on fait un bon match'. Mais à l'arrivée on ne gagne pas. Moi, le plaisir je ne l'ai que dans la victoire".

"Pour moi, il y a un joueur qui est indiscutable dans l'équipe, c'est (le gardien) Carasso, de par son statut, parce qu'il est au-dessus. Après je n'ai pas l'impression qu'il y ait des joueurs qui soient quasiment indiscutables."

"On a la chance de faire un métier exceptionnel. Donc ceux qui ne veulent pas se battre, ils vont taper dans le bureau du coach ou du président, ils demandent à changer de club ou à partir", a conclu le milieu de terrain.

Simon Carraud, édité par Danielle Rouquié

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