Ligue 1: Bastia surfe sur la bonne vague

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par Roger Nicoli

BASTIA (Reuters) - L'excellent début de saison du promu Bastia, vainqueur de ses deux premières rencontres, réveille chez ses fidèles supporters le souvenir des gloires passées.

"Il y a deux religions à Bastia, le Sporting Club de Bastia et le catholicisme. Dans l'ordre, bien sûr." La remarque de ce supporter résume l'état d'esprit sur l'Ile de beauté.

Le 19 mai dernier, pour le retour du club dans l'élite qu'il avait quittée en 2005, la place Saint-Nicolas de Bastia, l'une des plus grandes esplanades d'Europe, s'était reconvertie en immense terrain de jeu.

L'ensemble du "peuple bleu" était là pour fêter comme il se doit le titre de champion de Ligue 2 et la ville n'en finissait pas de vivre ce "rêve éveillé" qu'a évoqué le défenseur Yannick Cahuzac, qui a fait toute sa carrière professionnelle, débutée en 2005, à Bastia.

"Toute la famille du Sporting club de Bastia connaît depuis deux ans un enchaînement de records sans précédents dans l'histoire du club. Les affluences régulières avec les ambiances qui en ont découlé resteront gravées à jamais dans les mémoires", soulignent les dirigeants du club de supporters Bastia 1905.

Les supporters n'ont qu'une ambition, jouer le rôle de 12e homme qui permettra à Bastia de continuer sur la lancée d'une fin de saison qui l'a vu sacré en L2 et remporter ses deux premiers matches en L1 à Sochaux (3-2) et contre Reims (2-1).

Le déplacement à Rennes samedi s'annonce plus périlleux mais ne refroidi pas l'enthousiasme des supporters.

Le club de supporters, "c'est un lien social, un véritable point d'émulation autour d'une passion débordante", dit-on encore à Bastia 1905.

Forgé dans les quartiers populaires de la capitale du Nord de la Corse, mais aussi dans ses villages accrochés aux montagnes, le noyau dur des tifosi a le coeur qui bat d'autant plus fort que le SCB tutoie, probablement provisoirement, le sommet du classement, ce qui lui rappelle ses lointaines campagnes européennes.

Toutes les générations ont en mémoire ce 26 avril 1978, quand le PSV-Eindhoven avait battu le SCB en finale de la Coupe de l'UEFA à Furiani. Les souvenirs du club se tournent aussi vers cette coupe de France remportée en 1981 face à l'ASSE, au Parc des Princes.

Des joies, mais des souffrances aussi.

Le Sporting a retrouvé l'élite vingt ans après la catastrophe de Furiani, où 18 spectateurs avaient péri et 2.300 avaient été blessés dans l'effondrement d'une tribune, le 5 mai 1992, lors de la demi-finale de la Coupe de France contre l'OM.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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