Ligue 1: Alou Diarra en quête d'un second souffle

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par Pierre-Henri Allain

RENNES (Reuters) - Arrivé cet hiver à Rennes pour pallier le départ de Yann M'Vila vers la Russie, Alou Diarra espère se relancer pour de bon en Ligue 1 même s'il tarde un peu à retrouver son meilleur niveau après un exil de six mois en Angleterre.

Pour l'ancien milieu de terrain de Bordeaux et de Marseille, cette méforme est due avant tout à son passage cauchemardesque à West Ham où il n'a quasiment pas joué.

"Quand je suis arrivé à West Ham après l'Euro, le club n'avait rien prévu pour moi, aucun programme pour rattraper mon niveau physique, ce qui fait que j'ai toujours été en décalage avec le groupe", regrette l'intéressé dans un entretien à Reuters.

Pour ne rien arranger, l'international a souffert d'une déchirure musculaire qui l'a écarté des terrains durant deux mois et demi.

A court de compétition et de préparation, Alou Diarra, 31 ans, a vite mesuré en Bretagne le chemin qu'il lui restait à parcourir pour tenir à nouveau sa place dans le championnat de France.

"Quand je suis arrivé à Rennes, on a vu le décalage avec des joueurs qui étaient prêts physiquement", reconnaît aujourd'hui ce milieu de terrain voyageur, passé par le Bayern Munich, Lens ou Lyon.

"Mais, parallèlement aux entraînements, je bénéficie ici d'un programme individualisé très cohérent pour que je retrouve ma condition physique."

Après quatre matches plutôt prometteurs sous les couleurs rouges et noires, Alou Diarra espère récolter rapidement les fruits de ce travail de fond.

"Aujourd'hui, je me sens beaucoup mieux. Je suis capable d'enchaîner les efforts et je retrouve des sensations en terme d'endurance et de résistance", relève t-il.

GRAND FRÈRE

L'appel de Pierre Dréossi, directeur sportif du Stade Rennais, est venu cet hiver comme une occasion inespérée de se "remettre à flot", tout en renouant avec des ambitions sportives.

"J'ai été séduit par cette proposition parce que je connais bien le championnat de Ligue 1, les méthodes de travail, mais aussi parce que Rennes a l'ambition de jouer les premiers rôles et l'objectif d'accrocher une place européenne", souligne-t-il.

Après avoir connu des clubs plus huppés, Alou Diarra juge également que le Stade Rennais, tant dans son organisation que par son "professionnalisme", a les moyens de ses ambitions. Même s'il reste selon lui un "cap psychologique à franchir".

Joueur rennais le plus capé en Bleu avec 44 sélections, il entend bien y contribuer en transmettant un peu de son expérience à la jeune garde rennaise.

"Il y a beaucoup de qualités et de jeunesse dans le groupe mais aussi un manque d'expérience et si je vois des choses à corriger, des conseils à donner, je le ferai", confirme Alou Diarra, qui se verrait bien en grand frère pourvoyeur de confiance et de sérénité.

Avec le retour de blessure de Vincent Pajot et la présence notamment de Jean II Makoun, la place de titulaire au milieu de terrain sera toutefois disputée.

L'entraîneur Fédéric Antonetti lui a tout de même adressé une forme d'encouragement en estimant que le transfuge de West Ham avait désormais retrouvé un niveau physique et athlétique suffisant pour tenir son poste.

Pour l'heure, Alou Diarra se refuse à voir plus loin que la mission qu'il s'est fixée pour les prochains mois.

"Je reviens de très loin et je travaille très dur chaque semaine pour revenir à 100%", insiste t-il. "J'ai eu la chance qu'on me propose un challenge intéressant. Alors pour l'instant, je me concentre seulement sur le présent et les prochaines échéances, sans penser à mon avenir."

Edité par Simon Carraud

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