Ligue 1: à neuf, les Rennais font chuter le PSG

le
0
LE PSG BATTU À DOMICILE PAR RENNES
LE PSG BATTU À DOMICILE PAR RENNES

PARIS (Reuters) - En matant le Paris Saint-Germain au Parc des Princes (2-1), les joueurs du Stade Rennais ont réalisé samedi un tour de force d'autant plus remarquable qu'ils ont joué pendant quarante minutes à neuf contre onze.

Les Parisiens ont multiplié les offensives en fin de match sans jamais réussir à faire totalement plier les Bretons, qui avaient pris l'avantage en première période grâce à Romain Alessandrini (13e) et Julien Féret (34e).

Entre les deux buts rennais, Nenê a marqué pour PSG. Ce but, conjugué aux exclusions du gardien Benoît Costil et de Jean II Makoun, pouvait donner aux Parisiens l'impression que la victoire leur tendait les bras.

Mais, en l'absence de Zlatan Ibrahimovic, qui finissait de purger une suspension de deux matches, ils n'ont pas réussi à exploiter leur avantage. Pire, ils ont mis leur place de leader de la Ligue 1 en danger.

Le PSG reste coincé à 23 points, soit autant que l'Olympique de Marseille et un seul de plus que l'Olympique lyonnais. Or ces deux équipes ont encore un match à jouer ce week-end. Dimanche, l'OM se déplace à Bordeaux et Lyon accueille Reims.

Sans compter que Marseille et Lyon doivent encore jouer l'un contre l'autre, le 28 novembre, en match en retard de la dixième journée.

Les Parisiens sont donc en mauvaise posture. Et pour cause: ils n'ont gagné aucun de leur trois derniers matches en championnat et ont essuyé deux défaites de suite à domicile, deux semaines après un revers contre Saint-Etienne (2-1).

Cette série est loin des attentes placées sur le PSG après le débauchage de stars cet été, Zlatan Ibrahimovic et le défenseur Thiago Silva en tête.

"QUAND ON VEUT..."

"Les gens s'en souviendront encore dans plusieurs années parce c'est une grosse grosse performance qu'on a réalisée ce soir", s'est félicité Jean-Armel Kana-Biyik au micro de Canal +.

Conscients d'avoir réalisé un exploit, ses coéquipiers se sont dirigés tout droit vers les tribunes occupées par les supporters rennais pour fêter avec eux ce succès arraché dans des conditions rocambolesques.

Jean-Armel Kana-Biyik l'a résumé ainsi: "Battre le PSG ici c'est déjà un exploit, maintenant le faire à neuf c'est incroyable (...) Quand on veut, on peut."

Le défenseur pouvait se sentir d'autant plus soulagé que le Paris Saint-Germain a constamment attaqué dans la dernière demi-heure de jeu. Le tout avec les renforts de Guillaume Hoarau - entré à la place de Jérémy Menez, sorti sur blessure - et de Kevin Gameiro en attaque, aux côtés d'Ezequiel Lavezzi ou Nenê.

Mais rien n'y a fait, pas même ce déploiement de force. A la 60e minute, Guillaume Hoarau a bien touché la barre transversale, suivi dans la foulée par Javier Pastore, dont la reprise a heurté le poteau. En vain.

Il faut dire que Cheikh N'Diaye, qui n'avait plus joué en Ligue 1 depuis 2009, a parfaitement suppléé Benoît Costil. Le gardien titulaire s'est vu infliger un carton rouge à la 25e minute pour un tacle sur Jérémy Ménez en dehors de la surface.

Sanctionné pour avoir contesté cette décision puis pour avoir bousculé Nenê, Jean II Makoun a été expulsé à son tour en deuxième période (51e).

A cet instant, ses coéquipiers menaient déjà 2-1 grâce à une demi-volée réflexe de Romain Alessandrini à la réception d'un ballon taclé par Zoumana Camara et à un coup franc tiré par Julien Féret qui a contourné le mur parisien sur la droite.

Autant dire que les Rennais se sont montrés beaucoup plus réalistes que les Parisiens, comme l'a reconnu Nenê. "On a eu beaucoup d'occasions et on n'a pas été efficaces", a reconnu le Brésilien. Rennes est provisoirement quatrième de Ligue 1 avec 22 points.

Simon Carraud, édité par Olivier Guillemain et Grégory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant