Liga - FC Séville : Samir Nasri revient sur son histoire difficile avec les Bleus

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Liga - FC Séville : Samir Nasri revient sur son histoire difficile avec les Bleus
Liga - FC Séville : Samir Nasri revient sur son histoire difficile avec les Bleus

Invité de La Chaîne L’Equipe ce lundi soir, Samir Nasri s’est longuement livré sur son rapport difficile avec l’équipe de France avec une grande franchise. Le milieu du FC Séville a également pris la défense de son camarade de la génération 1987, Karim Benzema.

Au-delà de ses prédispositions sportives, s’il ne devait rester qu’une qualité à Samir Nasri, ce serait sa grande franchise. Cette même franchise qui lui a parfois joué des tours pendant sa carrière. C’est donc sans langue de bois aucune que le milieu de terrain du FC Séville est longuement revenu sur son histoire tortueuse avec l’équipe de France, ce lundi soir sur La Chaîne L’Equipe. Une histoire conflictuelle qui a rencontré son premier (et principal) accroc lors de l’Euro 2012, lorsque le natif de Marseille a un accrochage avec un journaliste après France-Angleterre. « Il y a eu la suspension, la façon dont j’ai géré la chose, et je pense que c’est à ce moment-là que ça a basculé. J’aurais dû être meilleur sur le terrain, c’est une certitude. Mais je pense que c’est à ce moment-là que ça a basculé, estime Samir Nasri. Moi je suis arrivé après Knysna, donc tout était différent. Aujourd’hui, ils ont une petite marge. En 2012, il n’y avait aucune marge », poursuit-il.

Nasri : « Je n’arrive pas à être hypocrite »

Après le barrage contre l’Ukraine fin 2013, le milieu de terrain de 29 ans est écarté par Didier Deschamps. Selon certains échos, plusieurs joueurs français seraient allé voir le sélectionneur pour se plaindre de l’attitude de Samir Nasri. Ce que ne digère pas l’intéressé, sans nier qu’il a sans doute aussi ses torts. « Si être franc ou ne pas mentir sur mes affinités ça pose un problème en équipe de France, dans ce cas, oui, j’ai des problèmes d’attitude. Je n’arrive pas être hypocrite, à faire semblant d’être ami avec quelqu’un. Ca a parfois été un raccourci des sélectionneurs de se dire qu’on n’aurait pas de problème en ne me sélectionnant pas. Aujourd’hui, si c’était à refaire, je ne changerais rien dans mon attitude. Je suis têtu. Je me braque vite si je sais que le courant ne passe pas avec la personne en face. Ce n’est pas moi qui fais le premier pas derrière. Sinon, j’aurais fait un mea-culpa il y a longtemps avec la presse. En zone mixte, quand il y a un journaliste français, je l’évite volontairement », raconte celui qui est prêté à Séville par Manchester City.

Nasri : « Associer Benzema et Griezmann, ça marcherait, j’en suis sûr »

« J’en veux aux joueurs, souffle Nasri. J’aurais aimé que ça se fasse dans l’intimité du vestiaire, qu’ils viennent me voir s’ils avaient un problème avec mon comportement. J’aurais pu changer d’attitude. Deschamps ? Je lui en veux forcément, disputer une Coupe du Monde c’était mon rêve. » Quand la discussion se poursuit autour de la génération 1987, à laquelle appartient Samir Nasri, ce dernier prend la défense de son ami Karim Benzema. « C’est le meilleur attaquant français, lâche-t-il. Griezmann ? Oui, d’accord. Les associer, ça marcherait, j’en suis sûr et certain. Leur jeu est fait pour s’entendre, juge le Sévillan. Par rapport à sa qualité et par rapport à ce qu’il fait au Real Madrid, vous ne pouvez pas dire que Karim Benzema est inférieur à Giroud et Gameiro. »

Nasri : « Un retour à l’OM ? Franchement, c’est impossible financièrement »

De retour au premier plan depuis son arrivée en Espagne, où il assure être tombé sous le charme de Jorge Sampaoli, son entraîneur, le Marseillais de naissance n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit d’évoquer un possible retour à l’OM dans un futur proche. « On va parler franchement : financièrement parlant, comment est-ce possible ? Ou alors sur l’exemple de prêt que je fais à Séville, où la moitié du salaire est pris en charge. Mais à part Paris et Monaco, les clubs français ne peuvent pas s’aligner », explique Nasri, qui ferme aussi la porte au PSG. « Non, je ne peux pas... Il y a déjà eu des discussions par le passé quand je voulais partir d’Arsenal. Leonardo voulait que je vienne au PSG. Arsène Wenger préférait que j’aille à Paris mais je n’ai pas voulu et ils ont pris Javier Pastore. » Revoir un jour l’ancien milieu de l’OM en Ligue 1 parait donc improbable. Comme le retrouver à nouveau en équipe de France avant la fin de sa carrière. « Non, plus jamais », répète-il à nouveau ce lundi soir.
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