Lien improbable entre un débris trouvé en Thaïlande et le vol MH370

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    BANGKOK, 24 janvier (Reuters) - Il est très peu probable que 
le débris métallique repêché au large de la Thaïlande 
appartienne au Boeing 777 de la Malaysia Airlines disparu des 
écrans radar en mars 2014, ont déclaré dimanche des responsables 
thaïlandais et des experts en aéronautique. 
    La découverte de cette pièce incurvée, révélée samedi par 
les autorités thaïlandaises, a aussitôt relancé les spéculations 
sur le mystère du vol MH370 de la Malaysia Airlines qui a 
disparu le 8 mars 2014 avec 239 personnes à son bord alors qu'il 
assurait la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin. 
    Mais les côtes thaïlandaises où des pêcheurs ont repéré ce 
débris long d'environ trois mètres et large de deux, dans la 
province de Nakhon Si Thammarat, dans la pointe sud du pays, sur 
le golfe de Thaïlande, se trouvent à 6.000 km au nord-est de 
l'île française de La Réunion où une pièce de l'avion a été 
découverte "avec certitude" en juillet dernier. (voir 
 ID:nL5N1193XD ) 
    Sollicité par l'agence Reuters, un porte-parole du 
gouvernement thaïlandais, Sansern Kaewkamnerd, a exprimé des 
doutes sur un lien entre cette pièce métallique et le vol MH370. 
     
    Malgré la puissance des courants marins qui parcourent 
l'océan Indien, il semble en effet impossible que des débris de 
l'avion disparu aient pu être disséminés sur une telle surface. 
    La localisation de la découverte thaïlandaise, note ainsi 
Greg Waldron, chargé de l'Asie à Flightglobal, une publication 
spécialisée dans l'industrie aéronautique, "ne semble pas 
cohérente avec les modèles de dérive qui sont apparus à la suite 
de la découverte à la Réunion d'un flaperon du vol MH370 en 
juillet dernier". 
    "Les marquages, la conception et l'usinage de ce débris 
semblent fortement suggérer qu'il est bien lié à l'aérospatiale, 
il va falloir l'examiner soigneusement pour déterminer son 
origine exacte", poursuit l'expert. 
    La pièce pourrait provenir de fusées du programme spatial 
indien. 
    A Canberra, un porte-parole du centre de coordination qui 
supervise les recherches a confié à Reuters qu'il "attendait les 
résultats d'un examen officiel de cette pièce". 
         
    RENVOI 
    Carte (en anglais) localisant les développements des 
recherches en cours: 
    http://pdf.reuters.com/pdfnews/pdfnews.asp?i=43059c3bf0e37541&u=2016-01-24T051431Z_GFXEC1O0EK7M3_1_RTRGFXG_BASEIMAGE.jpg 
 
 (Orathai Sriring; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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