Libye : un fils de Kadhafi condamné à mort

le
0
Libye : un fils de Kadhafi condamné à mort
Libye : un fils de Kadhafi condamné à mort

Il était destiné à diriger un jour la Libye. Mais ça n'arrivera sans doute jamais. Seif al-Islam Kadhafi, le fils le plus en vue du défunt dictateur Mouammar Kadhafi, ainsi que huit proches de ce dernier, ont été condamnés à mort mardi après un procès de 16 mois éclipsé par les violences et les divisions politiques. Le tribunal siégeant à Tripoli, où règne une coalition de milices en partie islamistes, a notamment condamné à mort le dernier Premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi.

Ces deux ex-responsables du régime de Mouammar Kadhafi étaient présents dans la salle, alors que Seif al-Islam est détenu dans la ville de Zenten. Les condamnés à mort peuvent faire appel du verdict selon le droit libyen. Au total 37 prévenus étaient jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l'ancien régime en 2011. Le procès, ouvert en avril 2014, a été critiqué par les défenseurs des droits de l'Homme et marqué par un différend toujours en cours avec la Cour pénale internationale (CPI), qui souhaite également juger Seif al-Islam. Vingt-neuf accusés étaient présents dans la salle du tribunal située dans le centre de Tripoli, où de strictes mesures de sécurité avaient été prises à un kilomètre à la ronde à l'occasion de l'audience.

AFP/Mahmud Turkia

Outre les neuf accusés condamnés à mort par peloton d'exécution, huit ont été condamnés à la prison à perpétuité. Quatre ont été acquittés et les poursuites ont été abandonnées pour un accusé qui sera transféré dans un hôpital psychiatrique. Le reste des 37 prévenus ont été condamnés à des peines allant d'un an à 12 ans de prison. Seuls les condamnés à mort peuvent faire appel devant la Cour suprême, selon le procureur général, les peines de prison étant applicables immédiatement.

La Libye, un pays en plein chaos

Seif al-Islam ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant