Libye : les milices s'attaquent au pouvoir et à l'ONU

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Un ministre a été tabassé à Tripoli, et le représentant des Nations unies visé par une bombe, à Benghazi.

La désagrégation de la Libye s'accélère. Deux attaques à Tripoli et Benghazi, la grande ville de l'Est, reflètent le poids des milices et la dangereuse déliquescence du pouvoir. À un peu plus de deux mois de la date prévue, fin juin, l'élection d'une Assemblée constituante, véritable point de départ du rétablissement de l'État, paraît de plus en plus incertaine.

Dans les deux cas, les assaillants voulaient envoyer un message. À Tripoli, ce sont les bureaux du gouvernement qui ont été envahis; les rebelles ont tiré, sans faire de blessés, mais ils ont aussi tabassé le vice-ministre des Finances, Mraje Ghaith.

Le vice-ministre était responsable de l'interruption soudaine du versement des indemnités aux «thuwars», les ex-révolutionnaires. Le gouvernement provisoire avait commencé à distribuer à chaque ancien combattant célibataire la somme de 2500 dinars libyens (1500 euros), et 6500 dinars (4000 euros) aux hommes mariés. «Le versement a été interrompu

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