Libye-Les forces gouvernementales repoussent l'EI vers Syrte

le
0
 (Bilan des combats actualisé, et autres précisions) 
    MISRATA, Libye, 19 mai (Reuters) - Les forces armées 
soutenant le gouvernement d'union libyen reconnu par les Nations 
unies ont repris le terrain qu'elles avaient perdu au début du 
mois au profit des combattants de l'Etat islamique, a annoncé 
mercredi un porte-parole de l'armée. 
    Dans une déclaration à la télévision nationale faite depuis 
les rues d'Abou Graïn, le porte-parole, Mohammed al Gasri, a 
indiqué que cette localité ainsi que deux villages voisins -- 
Abou Nadjaïm et Zamzam -- avaient été libérés après d'intenses 
combats. 
    Après avoir pris le contrôle de la ville côtière de Syrte 
l'an passé, l'EI a tenté sans véritable succès d'étendre le 
territoire sous sa domination. Les djihadistes s'étaient rendus 
maîtres d'Abou Graïn et de plusieurs villages à la faveur d'une 
série d'attaques suicide contre des points de contrôle dans la 
région, le 5 mai. 
    Le gouvernement libyen avait alors annoncé la création d'un 
nouveau centre des opérations militaires à Misrata afin de 
lancer une campagne de reconquête de Syrte. 
    Abou Graïn se trouve à 140 km à l'ouest de Syrte et à une 
centaine de kilomètres au sud de Misrata. 
    Selon le centre des opérations militaires, 32 soldats 
libyens ont été tués et une cinquantaine d'autres blessés dans 
les combats de mercredi. Sept sont morts dans un attentat à la 
voiture piégée à Bouaïrat al Hassoun, à 90 km à l'ouest de 
Syrte. 
    "Nous avons achevé la première phase après avoir repoussé 
les combattants de Daech dans les faubourgs de Syrte", a précisé 
Mohammed al Gasri. 
    Dans un rapport publié mercredi, l'organisation humanitaire 
Human Rights Watch a indiqué que les djihadistes avaient exécuté 
à Syrte au moins 49 personnes accusées d'espionnage, de 
sorcellerie et de blasphème depuis février 2015. 
    Citant une source militaire à Misrata, le rapport ajoute que 
l'EI disposerait de 1.800 combattants à Syrte, dont au moins 70% 
seraient d'origine étrangère. Deux tiers de la population ont 
fui la ville, ajoute le rapport. 
 
 (Ahmed Elumami; Pierre Sérisier et Eric Faye pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant