Libye-Les exportations vont reprendre dans le "croissant pétrolier"

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 (Actualisé avec tankers à quai, objectifs de production) 
    BENGHAZI, Libye, 15 septembre (Reuters) - La compagnie 
pétrolière libyenne NOC (National Oil Corporation) va lever 
l'état de force majeure imposé dans trois ports pétroliers dont 
l'Armée nationale libyenne (ALN) du général rebelle Khalifa 
Haftar a pris le contrôle en début de semaine. 
    Le président de la NOC, Moustafa Sanalla, a indiqué jeudi 
dans un communiqué qu'il acceptait de reprendre la 
responsabilité des terminaux du "croissant pétrolier" comme le 
lui proposait l'ALN mercredi. 
    "Les exportations vont reprendre immédiatement à partir de 
Zoueïtina et Ras Lanouf et vont se poursuivre à Brega", a 
annoncé Sanalla. 
    Cette décision a été prise conformément aux instructions du 
gouvernement installé à Tripoli et soutenu par l'Onu et du 
parlement dissident installé dans l'est de la Libye. 
    "Les exportations reprendront dès que possible à partir d'Es 
Sider", a ajouté le patron de la NOC. 
    Un responsable de la capitainerie de Ras Lanouf a précisé 
qu'un tanker avait accosté ce jeudi pour charger une cargaison 
de brut, une première depuis au moins 2014. Un autre bâtiment 
est à quai à Brega. 
    Parallèlement, la production a repris jeudi sur le site 
d'extraction de Nafoura, où les activités étaient suspendues 
depuis novembre 2015 du fait de l'état de force majeure déclaré 
au port pétrolier de Zoueïtina, a-t-on appris de source proche 
du secteur. 
    Les Etats-Unis, la France et quatre autres pays (Allemagne, 
Espagne, Italie et Royaume-Uni) avaient exigé lundi le retrait 
des forces du général Haftar des terminaux pétroliers dont elles 
avaient expulsé les troupes fidèles au gouvernement d'entente 
nationale du Premier ministre Fayez Seraj, reconnu par les 
Nations unies.  
    Ces pays avaient prévenu qu'ils feraient respecter une 
résolution du Conseil de sécurité de l'Onu contre les 
exportations "illicites" en dehors de l'autorité de ce 
gouvernement, auquel Khalifa Haftar s'oppose.   
    La Libye produisait 1,6 million de barils par jour avant le 
soulèvement de 2011 contre Mouammar Kadhafi. Elle n'en produit 
plus que 290.000 environ. La NOC estime qu'elle pourrait passer 
en un mois à 600.000 bpj et 950.000 d'ici la fin de l'année à 
condition de bénéficier de nouveaux financements et de rouvrir 
les oléoducs du sud-ouest du pays. 
 
 (Ayman al-Warfalli et Aidan Lewis; Pierre Sérisier et 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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