Libye : le Parlement «mis en congé»

le
0
Libye : le Parlement «mis en congé»
Libye : le Parlement «mis en congé»

L'option avait été évoquée par l'ex-général Khalifa Heftar à la tête d'une force para-militaire anti-islamiste dans l'Est libyen, accusé par les autorités de «tentative de coup d'Etat». Son avis a été entendu. Acculé par les violences de ces derniers jours, dues non-seulement à ce général à la retraite mais aussi à une faction de l'Ouest du pays, le gouvernement libyen a proposé lundi la «mise en congé» du Conseil général national (CGN) qui constitue le Parlement pour sortir le pays de la crise.

Le CGN a provoqué la colère de forces politiques et militaires et d'une grande partie de la population, en décidant de prolonger jusqu'en décembre 2014 son mandat arrivé à expiration en février. Sous la pression de la rue, qui lui reproche de n'avoir pas su mettre fin à l'anarchie, le conseil a décidé ensuite d'organiser des élections anticipées, sans toutefois fixer de date.

Trois mois sans Parlement

Affirmant ?uvrer pour éviter que la Libye ne sombre dans la guerre, le gouvernement a proposé que «le CGN, après l'adoption du budget 2014, se mette en vacances parlementaires, jusqu'à l'élection d'un nouveau Parlement» dans un délai de trois mois. Cette initiative, qui figure dans une lettre ouverte publiée sur le site du gouvernement, prévoit également un nouveau vote au Congrès pour donner la confiance au Premier ministre, Ahmed Miitig, élu à l'issue d'un vote chaotique et controversé début mai.

Le siège CGN à Tripoli est régulièrement la cible d'attaques de groupes armés, la dernière en date ayant été lancée dimanche par les puissantes milices de la région de Zenten (ouest), considérées comme le bras armé du courant libéral en Libye et qui réclament la dissolution du CGN. Après l'attaque, les Zentanis se sont retirés vers leur fief dans le sud de la capitale, où des combats les ont opposés à des milices islamistes (2 morts et 55 blessés).

Des Forces spéciales rallient Khalifa Haftar ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant