Libye : des milices mafieuses occupent le vide laissé par l'État central

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L'enlèvement, jeudi, du premier ministre libyen Ali Zeidan, brièvement détenu par une milice théoriquement placée sous les ordres des autorités de Tripoli, illustre l'emprise des groupes armés dans un pays où le pouvoir central s'est effondré.

Un enlèvement contre un enlèvement. L'«arrestation», jeudi, du premier ministre libyen Ali Zeidan par un groupe d'ex-rebelles répond, aux dires mêmes des ravisseurs, à la capture, il y a cinq jours, d'un chef d'al-Qaïda, Abou Anas al-Libi, par un commando américain. «Depuis cet événement, le pays et le gouvernement, déjà fragiles, ont été ébranlés», témoigne une source occidentale dans la capitale libyenne où de nombreux tirs d'armes automatiques se sont faits entendre dans la nuit de mercredi à jeudi.

L'action américaine contre Abou Anas avait été suivie de virulentes critiques à l'encontre du chef du gouvernement. Responsables politiques et chef de katibas (milices) ont accusé Ali Zeidan d'avoir «travaill...

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