Libye-Des brigades prennent une base aérienne à l'EI près de Syrte

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 (Actualisé avec interview de Fayez el Sarradj au JDD) 
    TRIPOLI, 4 juin (Reuters) - Des brigades alliées au 
gouvernement d'union libyen ont annoncé samedi s'être emparées 
de la base aérienne de Ghardabia, jusque-là aux mains du groupe 
djihadiste Etat islamique (EI), au sud de son bastion de Syrte. 
    La prise de cette base, située à une vingtaine de kilomètres 
du centre de la ville côtière de Syrte, est importante 
stratégiquement parlant car elle coupe les voies 
d'approvisionnement de l'EI et "accule un peu plus" les 
djihadistes dans Syrte, a déclaré un porte-parole de ces 
brigades, Mohamed al Gasri.  
    Trois combattants des brigades soutenues par le gouvernement 
ont été tués et cinq autres ont été blessés dans les 
affrontements de samedi, a-t-il ajouté. 
    Ces brigades, composées en grande partie de combattants de 
la ville de Misrata, ont repoussé les djihadistes de l'EI 
jusqu'aux environs de Syrte, au cours des trois dernières 
semaines. 
    Plus à l'est, une unité qui contrôle des terminaux 
pétroliers et soutient elle aussi le gouvernement d'union a 
repris cette semaine deux localités au groupe Etat islamique. 
    Dans une interview que publie le Journal du dimanche, le 
Premier ministre du gouvernement d'union nationale libyen, Fayez 
el Sarradj, estime que la "victoire totale sur l'EI à Syrte est 
proche. Nous pourrons ainsi prendre le contrôle de toutes ces 
zones qu'il a investies. Nous espérons aussi que cette guerre 
contre le terrorisme puisse unir la Libye. Mais elle sera 
longue." 
    Le Premier ministre écarte la possibilité d'une intervention 
militaire étrangère directe pour chasser l'EI de Libye. 
    "C'est vrai que nous avons besoin d'aide de la communauté 
internationale dans notre guerre contre le terrorisme et il est 
vrai que nous en avons déjà reçue. Mais nous ne parlons pas 
d'intervention internationale."  
    "Certains médias, ajoute-t-il, affirment que nous souhaitons 
des troupes au sol. C'est contraire à nos principes. C'est 
pourquoi nous souhaitons l'éviter. Nous avons besoin en revanche 
d'images satellites, de renseignements, d'aides techniques Pas 
de bombardements." 
 
 (Ahmed Elumami; Eric Faye pour le service français) 
 
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