Libye : cinq soldats morts dans des affrontements à Benghazi

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Libye : cinq soldats morts dans des affrontements à Benghazi
Libye : cinq soldats morts dans des affrontements à Benghazi

Au moins cinq soldats ont été tués dans de violents affrontements qui opposaient tôt samedi matin les Forces spéciales libyennes et un groupe de manifestants armés s'en prenant à des installations de l'armée et de la police. Des échanges de coups de feu nourris ainsi que des explosions étaient entendus depuis 4 Heures, heures locales et françaises près du QG des Forces spéciales, non loin du centre-ville. Les combats ont perdu de l'intensité à partir de 5h30, mais des coups de feu et des explosions étaient toujours entendus par intermittence dans la ville, selon des témoins.

Sur leur page Facebook, les forces spéciales ont indiqué que des affrontements à l'arme légère et avec tirs de roquettes les opposaient à un groupe «hors-la-loi». Plus tard, elles ont fait état de trois morts de leur côté, ainsi que de deux blessés. Elles ont prévenu qu'elles allaient «prendre pour cible quiconque qui tire sur leurs forces», une semaine après des affrontements qui avaient fait plus d'une trentaine de morts et une centaine de blessés et les avaient contraintes à quitter leur QG, sous la pression de la rue et des autorités.

Des heurts aussi vendredi soir

Le chef d'état-major par intérim, Salem al-Konidi, a mis en garde, dans une déclaration à la chaîne de télévision Al-Aseema, contre un «bain de sang» et une «catastrophe» à Benghazi.

En début de soirée, des dizaines de manifestants ont délogé de son QG à Benghazi une brigade d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Kadhafi en 2011. Il s'agit de la «Première brigade d'infanterie», dont ils ont incendié deux de ses véhicules. Le chef d'état-major a affirmé avoir ordonné à cette brigade de quitter son QG pour préserver des vies. Selon un témoin sur place, les manifestants, dont certains sont armés, ont tiré en l'air et lancé une roquette RPG sur le mur extérieur de la caserne, sans faire de victimes.

Les ex-rebelles font la loi dans le ...

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