Libye-Accord trouvé pour la réouverture de terminaux pétroliers

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    TRIPOLI, 29 juillet (Reuters) - Le gouvernement d'union 
libyen est parvenu à un accord avec un groupe armé destiné à 
mettre fin au blocus des terminaux pétroliers de Ras Lanouf et 
Es Sider, à l'arrêt depuis décembre 2014, a-t-on appris vendredi 
auprès de représentants des deux parties.    
    La réouverture de ces deux ports, actuellement aux mains 
d'une faction appelée Garde des installations pétrolières, 
constituerait une avancée importante pour le Conseil 
présidentiel soutenu par les Nations unies, qui tente depuis 
plusieurs mois d'asseoir son autorité sur le pays. 
    Les exportations de pétrole via ces deux ports situés à 
mi-chemin entre les frontières tunisienne et égyptienne 
devraient reprendre d'ici une ou deux semaines, selon un membre 
de ce gouvernement d'union. 
    "Je suis heureux d'annoncer, au nom du Conseil présidentiel, 
(...) la reprise des exportations à partir de ces ports", a 
déclaré Moussa Alkouni à la presse. "C'est le début du 
rétablissement de notre pays".     
    "Il me semble que la reprise dépend maintenant de questions 
techniques (...) et qu'elle devrait avoir lieu d'ici une ou deux 
semaines, pas plus", a-t-il dit par la suite à Reuters. 
    Aucune date n'est fixée, affirme toutefois un porte-parole 
de la Garde des installations pétrolières, dirigée par Ibrahim 
el Djathran, l'un des groupes armés qui ont émergé par dizaines 
après l'éviction de Mouammar Kadhafi, en 2011. 
    Selon ce porte-parole, Ali Hassi, un accord a bien été 
trouvé, mais sa mise en application dépend désormais de la 
compagnie pétrolière libyenne NOC (National Oil Corporation). 
    Depuis 2011, la production de pétrole dans le pays s'est 
effondrée et représente désormais moins d'un quart du niveau 
d'avant la chute du régime de Kadhafi - elle s'élevait alors à 
1,6 million de barils par jour. 
    La réouverture de Ras Lanouf et d'Es Sider pourrait 
permettre à la Libye d'exporter à terme 600.000 barils de brut 
supplémentaires par jour mais, selon les experts, il faudra 
réparer les dégâts causés par les combats et le long arrêt de 
l'activité pour retrouver une capacité maximale. 
    D'après la NOC, de récentes attaques menées par le groupe 
Etat islamique, qui a établi son fief libyen à environ 200 km de 
là, ont provoqué de nouvelles dégradations qui devraient 
empêcher aux deux ports de dépasser les 100.000 barils par jour 
à brève échéance.     
 
 (Ahmed Elumani et Ayman Al Warfalli, Simon Carraud pour le 
service français) 
 
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