Libye : à Sebha, mosaïque ethnique, le vote est d'abord tribal

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INFOGRAPHIE - L'élection à venir des neuf députés de la ville, le 7 juillet prochain, n'échappera pas à l'emprise des groupes sociaux.

À Hay el-Fatah, quartier au centre de Sebha, les Kadhafa vivent cloîtrés dans leurs hautes et belles maisons comme en une citadelle. Les familles de la tribu de l'ancien dictateur libyen épient derrière leurs fenêtres à demi-closes, souvent l'arme à la main, les rares visiteurs qui se risqueraient dans leur sanctuaire. L'opportun est un ennemi. Saleh Senoussi, le colonel de police de cette ville saharienne de quelque 200.000 âmes élevée au rang de capitale du Fezzan, a récemment perdu deux hommes. Ils sont tombés sous les balles d'un tireur embusqué, quand leur voiture, lancée à la poursuite d'un fuyard, a pénétré de nuit dans Hay el-Fatah. Le fuyard était un Ouled Souleyman et a également été tué. Kadhafa et Ouled Souleyman se sont ensuite affrontés pendant plusieurs jours. «Les Kadhafas, commente sobrement le colonel Senoussi, pensent que le nouveau régime n'est pas en mesure de les protéger.»

Batailles sanglantes

Contrairement aux grandes villes côtières

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