Libye : à Benghazi, l'opposition tente de s'organiser

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La parole se libère, les comités se multiplient, les premières divisions pointent et les moyens manquent cruellement. »Kadhafi jure de rester en Libye

La colère ne faiblit pas à Benghazi. Les voitures filent dans des hurlements de Klaxon comme autant de défis au dictateur. Les portraits de Kadhafi ont été consciencieusement arrachés des murs et les affiches ne servent plus que de paillasson à la porte des rares établissements ouverts. «La joie est à l'unisson de la surprise. Personne ici n'aurait imaginé que ce régime policier qui semblait si solide pouvait tomber si vite», analyse Abeir Imneina, professeur de sciences politiques à l'université de Gar Younis.

Le premier passant maîtrisant l'anglais s'empresse d'arrêter les étrangers pour témoigner de quatre décennies de souffrance sous la coupe d'un Guide de plus en plus paranoïaque. «Ils avaient des policiers partout, à chaque instant ou bien des mouchards qui étaient peut-être pires», insiste le Dr Faisal el-Drakhim. Dans la bouche de ce médecin, les mots se bousculent pour raconter un quotidien sous surveillance. «Dans les couloirs de l'hôpital, il y av

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