Libre-échange : mobilisations à Paris et en province contre le Ceta

le , mis à jour à 22:49
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Libre-échange : mobilisations à Paris et en province contre le Ceta
Libre-échange : mobilisations à Paris et en province contre le Ceta

Quelque 5000 personnes selon les organisateurs, 1200 à 1500 selon une source policière, manifestaient samedi après-midi à Paris pour dénoncer le Ceta, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, qui doit être signé le 27 octobre, si la Wallonie lève son veto. Les manifestants se sont ébranlés peu avant 16h30 depuis la place Stalingrad en direction de République sous un grand soleil d'automne.

 

La mobilisation concernait également le Tafta (ou TTIP), projet d'accord de libre-échange avec les États-Unis, dont la portée serait beaucoup plus importante mais dont la conclusion n'est plus envisagée pour cette année. «Ces accords, c'est au nom de la croissance remettre en cause les normes sociales et environnementales au profit des multinationales», a déclaré Murielle Guilbert, secrétaire nationale de la confédération syndicale Solidaires, lors d'un point de presse avant le début de la manifestation.

 

Une «remise en cause du service public»

 

«Le Ceta et le Tafta sont extrêmement interconnectés, puisque 80% des entreprises de droit américain ont une filiale au Canada», a affirmé Jean-Michel Coulomb, du collectif Attac. «Ces traités de l'Union européenne sont des outils qui servent à remettre en cause le service public», a estimé pour sa part Julien Rivoire, du syndicat d'enseignants FSU.

 

«Ces accords vont favoriser l'exploitation des sables bitumineux, qui sont le secteur le plus polluant au Canada», a assuré pour sa part Anne- Céline Guyon, une militante canadienne présente à la manifestation.

 

Elaboré avant l'accord de Paris sur le climat

 

«D'habitude les traités de libre-échange portent uniquement sur les taxes douanières. Le Ceta, lui, va beaucoup plus loin. Il porte notamment sur l'harmonisation de normes (...) Il a été élaboré avant l'accord de Paris sur le climat. Nous craignons donc qu'il ne soit pas climato-compatible», a déclaré Nicolas ...

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