Libre-échange : les plus et les moins de l'accord Tafta en négociation

le , mis à jour à 08:14
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Libre-échange : les plus et les moins de l'accord Tafta en négociation
Libre-échange : les plus et les moins de l'accord Tafta en négociation

Arrivé dimanche en Allemagne, après sa visite au Royaume-Uni, le président américain Barack Obama a réaffirmé sa volonté de faire aboutir d'ici à la fin de l'année les négociations sur l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Si la chancelière allemande lui a apporté son soutien, en déclarant cet accord « d'une grande aide pour permettre à notre économie de croître », le Tafta est loin de faire l'unanimité, comme l'ont montré les milliers de manifestants réunis hier dans les rues de Hanovre, capitale de la Basse-Saxe, hôte de la visite officielle.

Cheval de troie américain pour envahir le Vieux Continent selon ses détracteurs, remède miracle contre la crise selon ses partisans, le Tafta (Transatlantic Free Trade Agreement, ou traité de libre-échange transatlantique) divise. Revue de détail des aspects positifs et des points de crispation du traité.

QUESTION DU JOUR. Tafta : faut-il assouplir les normes alimentaires pour favoriser les échanges commerciaux ?

Les points qui réjouissent

L'ouverture des marchés publics américains. L'Union européenne (UE) a fait de cette ouverture une condition non négociable. Outre-Atlantique, énergie, transport ferroviaire, aéronautique, etc., sont jusqu'à présent protégés par le Buy American Act, une loi des années 1930 qui donne la priorité aux produits américains. La France peut espérer décrocher de beaux contrats...

Limiter la puissance de la Chine. Pour Barack Obama, l'un des enjeux majeurs du Tafta est de contenir la Chine. De fait, depuis les accords du Gatt (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) en 1994, il ne reste plus grand-chose à négocier entre l'Europe et les Etats-Unis en matière de droits de douane. Le principal enjeu, désormais, est d'établir les normes qui deviendront les futurs standards mondiaux avant que... la Chine ne le fasse. « Nous devons nous entendre pour imposer notre modèle au sein ...

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  • wanda6 il y a 8 mois

    Parmi tous les partis politiques se présentant à toutes les élections, l’UPR est seule à faire face avec lucidité et courage à l’effondrement qui arrive, en proposant aux Français le triple « Frexit », celui de l’UE, de l’euro et de l’O.T.A.N.

  • ppsoft il y a 8 mois

    La question posée est mauvaise : "faut-il assouplir les normes alimentaires pour favoriser les échanges commerciaux ?" Ce n'est pas la bonne question. La bonne question est : "Pourquoi donc faudrait-il favoriser les échanges commerciaux, et à qui cela profiterait-il ?" La réponse à cette question n'est certainement pas "dans l'intérêt des peuples". A partir de là...

  • charleco il y a 8 mois

    Il est sidérant de voir la classe politique rester silencieuse devant ces négociations secrètes, contraires aux principes élémentaires de démocratie. Les peuple doivent se révolter car les politiciens sont soumis aux USA. De quelle façon, je n'en sais rien, mais ils sont soumis, c'est sûr.

  • vazi il y a 8 mois

    les peuples qu'elles qui soient même américains ne veulent pas de cet accord. Ils n'y a que certains industriels qu'ils font tout pour cette mise en place. Il faut tout faire pour que cet accord ne voit pas le jour qui est contraire à la préservation de la terre. Ca ne doit pas être les intérêts particuliers qu'ils doivent l'emporter sur la majorité et la raison. Ca doit être un des sujet primordial de nuit debout