Liberty House va soumettre une offre sur Tata Steel UK

le
0
 (Actualisé avec des précisions) 
    par Kate Holton et Andy Bruce 
    LONDRES, 3 mai (Reuters) - Liberty House va soumettre mardi 
une lettre d'intention en vue de racheter les actifs 
britanniques de Tata Steel  TISC.NS , a déclaré une 
porte-parole, ce qui ravive les espoirs du gouvernement de David 
Cameron de sauver des milliers d'emplois dans un secteur 
sidérurgique fragilisé par les surcapacités mondiales et la 
concurrence chinoise. 
    Le groupe indien de négoce de métaux dirigé par Sanjeev 
Gupta serait ainsi le premier à soumettre une proposition après 
avoir été le premier à manifester son intérêt pour la reprise de 
ces actifs, parmi lesquels l'énorme aciérie de Port Talbot au 
Pays-de-Galles. 
    "Nous pouvons confirmer que Liberty soumettra dans la 
journée une lettre d'intention à Tata Steel", a dit une 
porte-parole de Liberty House. "Nous espérons être en mesure de 
communiquer à nouveau plus tard dans la journée." 
    Tata Steel, groupe sidérurgique indien, a annoncé fin mars 
son intention de vendre la totalité de ses activités au 
Royaume-Uni, menaçant plusieurs milliers d'emplois dans un 
secteur confronté à une faible demande, à une hausse de ses 
coûts et à des importations bon marché en provenance de Chine. 
  
    Tata Steel a déjà annoncé le 11 avril la vente de plusieurs 
de ses sites britanniques et de celui d'Hayange, en France, à 
Greybull Capital pour un montant d'une livre symbolique, un 
accord qui assure le maintien d'un tiers des 15.000 postes 
concernés par sa décision de se retirer de Grande-Bretagne. 
  
     
    LE BREXIT EN TOILE DE FOND 
    Soucieux de préserver les 10.000 autres emplois menacés par 
le retrait de Tata Steel, le gouvernement britannique a proposé 
de fournir un soutien de plusieurs centaines de millions de 
livres à d'éventuels repreneurs et s'est dit prêt à ce que 
l'Etat prenne une participation de 25%.   
    Sanjeev Gupta, qui a créé Liberty House au début des années 
1990 alors qu'il était encore étudiant à Cambridge, a déjà 
exprimé son ambition d'investir dans la sidérurgie britannique 
afin de lui "rendre sa gloire passée". 
    Il pense aussi que le site gallois de Port Talbot et ses 
emplois peuvent être préservés si ses immenses hauts-fourneaux 
sont remplacés par des équipements destinés à transformer de 
l'acier importé en produits de gamme supérieure ou à fabriquer 
de l'acier à partir de ferraille et non plus de minerai de fer. 
    Liberty a déjà acheté en mars des usines de Tata Steel en 
Ecosse avec le soutien du gouvernement local. 
    Un autre repreneur potentiel a émergé de Port Talbot même, 
où une équipe issue de la direction du site, regroupée au sein 
d'Excalibur Steel, a chargé des conseillers d'élaborer un plan 
de reprise. 
    Le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est rendu 
la semaine dernière à Port Talbot où il a déclaré qu'une offre 
de reprise des activités de Tata Steel en Grande-Bretagne 
devrait concerner l'intégralité des actifs concernés. 
    Le gouvernement assure que ses efforts ne sont pas liés à la 
perspective du référendum du 23 juin sur le maintien ou non de 
la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne. 
    Les partisans du "Brexit" se sont emparés de la crise en 
accusant l'Union européenne (UE) de manquer de fermeté face à la 
Chine et d'entraver, par ses règles sur les aides d'Etat, 
l'action des autorités britanniques. 
 
 (Avec Krishna Das à New Delhi; Véronique Tison et Bertrand 
Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant