Liberté très surveillée pour John Hinckley, l'homme qui avait voulu tuer Reagan

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Liberté très surveillée pour John Hinckley, l'homme qui avait voulu tuer Reagan
Liberté très surveillée pour John Hinckley, l'homme qui avait voulu tuer Reagan

Il est un des internés psychiatriques les plus célèbres des Etats-Unis. A 61 ans, John Hinckley, l'homme qui avait tenté d'assassiner Ronald Reagan, est libérable à partir d'aujourd'hui. La justice américaine, qui l'avait déclaré irresponsable de ses actes, estime aujourd'hui qu'il n'est plus un danger « pour la société ou pour lui-même ». Malgré les années, les proches de l'ancien président, eux, ont toujours peur... Et n'ont jamais oublié ce 31 mars 1981, qui aurait pu résonner dans l'histoire américaine aussi tragiquement que le 22 novembre 1963, quand JFK a été assassiné.

 

Ronald Reagan n'est au pouvoir que depuis 69 jours quand il sort de l'hôtel Hilton de Washington, où il vient de prononcer un discours. Il est 14 h 30. Parmi la petite foule qui l'attend sous la pluie froide, John Hinckley, 25 ans. Le jeune homme a déjà fait des séjours en psychiatrie. C'est en regardant, au moins une quinzaine de fois, le film « Taxi Driver », de Martin Scorsese, qu'il s'est pris d'une passion folle pour Jodie Foster, au point de glisser des poèmes sous la porte de l'actrice dans l'espoir vain de la séduire.

 

Deux heures avant de tirer sur le président, un geste censé impressionner la star, il lui écrit une dernière lettre : « J'aurais abandonné l'idée de m'en prendre à Reagan dans la seconde si seulement j'avais pu conquérir votre cœur. » Hinckley tire à six reprises. L'une des balles frôle le coeur du président américain. Blesse trois autres personnes grièvement.

 

Juste avant d'être opéré, Ronald Reagan demande avec humour à ses médecins : « J'espère que vous êtes républicains ? » « Aujourd'hui, nous sommes tous républicains », lui répond le chirurgien. L'ex-Première dame, Nancy Reagan (décédée en mars dernier), s'était toujours opposée à la libération de John Hinckley. Comme l'une de ses filles : « Je resterai hantée toute ma vie par cet après-midi bruineux ...

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