Liberté d'expression en Tunisie : le tour de vis

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Le rappeur Klay BBJ le 6 juin.
Le rappeur Klay BBJ le 6 juin.

Bras dans le dos, tête baissée, Klay BBJ a accusé le choc : ''six mois de prison ferme" pour outrage à agent et atteinte aux bonnes moeurs. Dehors, les gamins de l'école d'à côté, qui l'avaient accueilli à son arrivée au tribunal d'Hammamet avec sifflets et applaudissements, sont d'abord hésitants, puis ils improvisent une manif : ''Libérez Klay !'' crient-ils en soulevant des nuages de poussière sous le regard courroucé d'une surveillante. "Ce verdict est catastrophique : les juges continuent à creuser la tombe de la liberté d'expression dans ces procès dus au harcèlement policier", dénonce Thameur Mekki, journaliste et membre du comité de soutien. Klay BBJ est le second rappeur tunisien à être incarcéré en quelques mois seulement. Weld el 15 avait déjà été condamné à deux ans de prison pour son morceau brutal "Boulicia kleb" ("Les policiers sont des chiens"), une peine ramenée en appel à six mois avec sursis, début juillet. Le mois suivant à Hammamet à l'issue d'un concert, il est arrêté avec Klay BBJ. Ils sont passés à tabac, relâchés, mais jugés fin août sans avoir été convoqués à leur procès, verdict : un an et neuf mois ferme pour Weld el 15 et Klay BBJ, pour outrage à agent, diffamation et outrage public. Ils assurent pourtant ne pas avoir interprété la fameuse chanson ni proféré d'insultes. Weld el 15 s'est enfui, mais Klay BBJ avait décidé de faire opposition au jugement.Un système hérité de l'ancien...

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  • a.laroc2 le vendredi 27 sept 2013 à 14:13

    comme c'est bizarre quand on entend ce que nos chers rapeurs nous chantent en france et que tout le monde dit amen c'est plus le même régime la bas