Libérée, l'une des Pussy Riot dénonce une «opération de communication» du Kremlin

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Libérée, l'une des Pussy Riot dénonce une «opération de communication» du Kremlin
Libérée, l'une des Pussy Riot dénonce une «opération de communication» du Kremlin

Maria Alekhina, l'une des deux membres des Pussy Riot qui était encore emprisonnée, a été remise en liberté lundi après avoir été amnistiée. A sa libération, la jeune femme a dénoncé une «opération de communication» de la part du Kremlin. La deuxième membre du groupe, Nadejda Tolokonnikova, devrait aussi être remise en liberté de façon imminente, selon son avocate.

La détenue, âgée de 25 ans, est sortie de son camp à Nijni-Novgrorod dans une voiture de l'administration pénitentiaire sans que les journalistes qui attendaient à la sortie de la colonie n'aient pu l'apercevoir. «Elle a été remise en liberté aujourd'hui vers 9 heures» locales, a déclaré Elena Nikichova, porte-parole du service d'application des peines (FSIN) de la région.

«Le plus difficile en prison était de voir comment ils cassent les gens»

Déposée à la gare de Nijni-Novgorod, Maria Alekhina est ensuite réapparue au siège du Comité contre les tortures de la ville, depuis lequel elle a donné une interview à la chaîne de télévision Dojd. Elle a fustigé la loi d'amnistie qui a permis sa libération et concerne entre autres les personnes condamnées pour «hooliganisme» et mères d'enfants mineurs. Maria Alekhina «ne pense pas qu'il s'agisse d'un geste d'humanisme, mais plutôt d'une opération de communication». Par ailleurs, la loi ne concerne «même pas 10%» des détenus, a-t-elle souligné. «Si j'avais eu le choix, j'aurais refusé», a-t-elle ajouté, disant ne pas avoir changé d'avis sur le président Vladimir Poutine.

Elle a raconté avoir été «sous le choc» quand elle a été libérée, et estimé que sa sortie, orchestrée dans le plus grand secret, l'avait été sans doute pour éviter des «adieux bruyants» avec ses co-détenues. «Le plus difficile en prison était de voir comment ils cassent les gens», a-elle aussi expliqué.

Maria Alekhina, 25 ans, purgeait, comme Nadejda Tolokonnikova, 24 ans, une peine ...

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