Libération de la famille Moulin-Fournier : les coulisses d'une négociation

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Libération de la famille Moulin-Fournier : les coulisses d'une négociation
Libération de la famille Moulin-Fournier : les coulisses d'une négociation
C'est l'homme mystère qui a tout démêlé. Les autorités françaises ne divulguent pas son nom. Mais il s'agit d'un Camerounais, proche du président Paul Biya, expert en négociations sensibles. Quelques jours seulement après la capture de la famille Moulin-Fournier, cet intermédiaire de haut vol réussit à établir un contact direct avec les ravisseurs de la secte Boko Haram. Et suffisamment d'éléments pour rassurer Paris, qui décide alors de lui faire confiance.
La DGSE surveille très rapidement la zone, mais François Hollande décide d'écarter toute option militaire, forcément très risquée en présence des enfants. Pendant deux mois, Laurent Fabius et le président camerounais seront alors en contact permanent. Echangeant parfois sur leurs portables personnels. Le ministre des Affaires étrangères transmet les informations à l'Elysée et se mure dans le silence dès qu'on l'interroge sur le sujet. « Vexé que les otages aient été capturés dans son pays, Biya a mis tout son poids dans la balance, décrypte un officiel français. Parallèlement, nous avons obtenu des autorités nigérianes de ne pas foncer dans le tas comme elles ont l'habitude de le faire avec les activistes de Boko Haram. »
Moral intact
Car la famille Moulin-Fournier est bien retenue au Nigeria, dans un périmètre restreint à l'extrême nord du pays, autour du lac Tchad, non loin de la ville de Maiduguri. Un fief de la secte islamiste. Les Nigérians, qui disposent d'unités spéciales, les Joint Task Force, composées de militaires, de policiers et d'investigateurs, promettent de ne rien tenter. Ils transmettent en revanche de précieuses informations, des photos aériennes, des renseignements de terrain. Mais c'est bien le Cameroun qui est à la man?uvre.
Tenace, l'intermédiaire de Paul Biya réussit à voir les otages, s'assure autant que possible que les enfants sont correctement traités, obtient des preuves de vie qui ne...

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