Libération d'un Américain otage en Syrie depuis 2012

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(Actualisé avec Obama et famille) DUBAI, 25 août (Reuters) - Un journaliste américain otage en Syrie depuis 2012 a été libéré, a annoncé dimanche le secrétaire d'Etat John Kerry, confirmant des informations de la chaîne de télévision Al Djazira, qui évoque le rôle joué par le Qatar dans cette libération. L'annonce de la libération de Peter Theo Curtis intervient quelques jours après la diffusion par l'Etat islamique (EI), un groupe armé djihadiste qui contrôle des territoires entiers en Irak et en Syrie, d'une vidéo montrant l'assassinat du journaliste américain James Foley, lui aussi enlevé en Syrie en 2012. John Kerry a précisé que Peter Theo Curtis était détenu par le Front al Nosra, l'aile syrienne d'Al Qaïda, aujourd'hui en conflit avec l'EI. Dans un communiqué de la Maison blanche, Barack Obama a dit "partager la joie et le soulagement que nous ressentons tous maintenant que Theo est hors de Syrie et en sécurité". "Mais nous continuons à penser et à prier pour les Américains toujours en captivité en Syrie, et nous continuerons à user de tous les moyens à notre disposition afin d'aboutir à la libération des otages américains", a également déclaré Barack Obama. Peter Theo Curtis, 45 ans, était également connu sous le pseudonyme de Theo Padnos, selon sa famille, qui le présente comme un journaliste et écrivain. Cet arabisant, qui parlait également français, a écrit deux livres, dont l'un est intitulé "Undercover Muslim: A Journey into Yemen" (Musulman sous couverture: un voyage au Yémen), qui relate ses études dans une madrassa, une école religieuse musulmane. INTERVENTION DU QATAR La famille du journaliste a fait part de sa "profonde gratitude à l'égard des gouvernements américain et qatari ainsi que des nombreuses personnes, privées et publiques, qui ont aidé à négocier la libération de celui qui est notre fils, notre frère et notre cousin". Une source qatarie a déclaré à Reuters que Peter Theo Curtis avait été remis à un représentant des Nations unies en Syrie. "Les services de renseignement qataris sont derrière la libération du journaliste américain en Syrie. Le Qatar, comme de nombreux pays, cherche à faire libérer ceux qui sont retenus, pour des raisons humanitaires", a ajouté la source. La source a dit ne pas savoir avec précision quelle forme avait prise l'intervention du Qatar, expliquant simplement qu'elle était passée par "des communications avec les bonnes personnes en Syrie". Un diplomate des Nations unies a également affirmé que les Qataris avaient oeuvré à cette libération. Dans la vidéo montrant l'exécution de James Foley, l'EI a menacé de tuer un autre journaliste américain pris en otage, Steven Sotloff. La source qatarie a déclaré ne pas savoir si le Qatar cherchait à obtenir la libération d'autres journalistes mais a ajouté qu'il "serait très difficile pour le Qatar de faire libérer n'importe quel captif de (l'EI), alors que ce serait plus facile avec d'autres groupes". Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une organisation non-gouvernementale basée aux Etats-Unis, estime à une vingtaine le nombre des journalistes portés disparus en Syrie ces dernières années et pense qu'une part d'importante d'entre eux sont aux mains de l'EI. (Amena Bakr et Yara Bayoumi,; Marc Angrand et Simon Carraud pour le service français)

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