Liban : l'assassinat de Rafic Hariri hante encore le pays

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Depuis jeudi 16 janvier, le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban s'attaque à l'épineuse question de l'assassinat de Rafic Hariri.
Depuis jeudi 16 janvier, le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban s'attaque à l'épineuse question de l'assassinat de Rafic Hariri.

"Le Tribunal spécial pour le Liban a ouvert les premières pages de la vraie justice et pavera la voie à la fin de l'impunité et des assassinats politiques." À La Haye, aux Pays-Bas, le jour était historique pour Saad Hariri, rappelle le quotidien libanais L'Orient-Le Jour (LO-LJ). Le tribunal pénal onusien ouvrait jeudi 16 janvier le procès des assassins de son père, Rafic Hariri, tué lors d'un attentat à la voiture piégée le 14 février 2005.Dans le box des accusés : personne ! "Nous allons procéder comme si les accusés étaient présents et avaient plaidé non coupable", rappelait le juge David Re. En effet, les quatre suspects (plus un ajouté à la liste en octobre 2013) - tous membres du Hezbollah, mouvement chiite libanais - étaient aux abonnés absents : en fuite ou morts, impossible d'en être certain. Mustafa Badreddine, Salim Ayyash, Hussein Oneissi et Assad Sabra seront donc jugés par contumace."C'est un acte juridiquement et symboliquement fort pour le Liban et pour la région tout entière", estime Ziad Majed, politologue libanais et enseignant à l'Université américaine de Paris. "Après la guerre civile (1975 à 1990) et l'occupation du Liban par les troupes israéliennes (jusqu'en 2000) et les troupes syriennes (jusqu'en 2005), un crime politique aura enfin une issue juridique, mettant ainsi fin à l'impunité qui a tant duré."La Syrie et le Hezbollah en accusationPourtant, pour les Libanais comme pour les experts,...

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