Liban : jour de deuil national sous tension après le double attentat

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Liban : jour de deuil national sous tension après le double attentat
Liban : jour de deuil national sous tension après le double attentat

Le Liban en deuil enterre ce samedi les dizaines de victimes fauchées par le double attentat à la voiture piégée contre deux mosquées sunnites à Tripoli, la capitale du Nord, où les mesures de sécurité ont été renforcées pour prévenir de nouvelles attaques. Le bilan de l'attaque s'est alourdi à 45 morts (42, la veille au soir). Quelque 280 blessés restaient hospitalisés. Condamnée unanimement dans le monde, l'attaque est la plus meurtrière depuis la fin de la guerre civile au Liban, en 1990. Un dignitaire musulman accusé d'être mêlé à l'attentat, cheikh Ahmad Gharib, serait actuellement interrogé par les autorités libanaises.

Le chef du gouvernement sortant Najib Mikati a décrété un deuil national «en signe de solidarité avec les familles des victimes et de refus du terrorisme». Un arrêt de travail d'une heure a été notamment décidé. Dans ce pays, où les tensions confessionnelle sont déjà fortes en raison du conflit syrien, il estime nécessaire «d'?uvrer pour sortir de la polarisation politique» et dit que «les mêmes mains étaient derrière les attentats de Beyrouth et Tripoli». Le 15 août, l'explosion d'une voiture piégée avait fait 27 morts dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah chiite libanais, proche du pouvoir de Bachar al-Assad.

Najib Mikati a indiqué qu'un dignitaire musulman était actuellement interrogé dans le cadre de l'enquête. Il s'agirait du cheikh Ahmad Gharib, une personnalité connue pour être proche du camp du Hezbollah chiite, accusé par ses détracteurs d'être impliqué dans l'attentat.

Tensions pendant les funérailles

Dans ce quartier de la capitale, des habitants de Roueiss ont organisé samedi, à l'appel du Hezbollah, un rassemblement pour envoyer un message à l'adresse des habitants de Tripoli sous le slogan «Nos blessures sont les vôtres», selon «l'Orient-Le Jour.»

Plusieurs familles ont choisi d'enterrer à la hâte dans la nuit leurs morts en ...

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