Liban : face aux islamistes, une armée otage des blocages politiques

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Un tank de l'armée libanaise à l'entrée de la ville d'Ersal, près de la frontière syrienne, le 2 août 2014.
Un tank de l'armée libanaise à l'entrée de la ville d'Ersal, près de la frontière syrienne, le 2 août 2014.

Du lundi 20 au vendredi 24 avril, retrouvez tous les jours sur Le Point.fr un éclairage sur l'armée libanaise, en première ligne face au groupe État islamique. Sept mois après le kidnapping des soldats à Ersal, les familles des otages font face à une situation incongrue. Si leurs proches sont toujours retenus par les combattants extrémistes de Jabhat al-Nosra et le groupe État islamique, certaines ont pu leur rendre visite. "J'ai d'abord rejoint Moustapha Hojeiry à Ersal", témoigne la mère d'un soldat souhaitant rester anonyme. Ce dignitaire religieux d'obédience salafiste joue en effet les intermédiaires avec les combattants. "Puis on est partis dans les montagnes, où j'ai pu voir mon fils", poursuit la femme entre deux sanglots. Elle assure avoir été bien reçue par les djihadistes, qui lui ont "offert des fruits et de l'eau". Cette mère est ensuite repartie chez elle le coeur gros en espérant que les ravisseurs, peu inquiétés et qui de toute évidence jouissent d'une protection politique, relâchent un jour son fils. Cette crise des otages aurait-elle pu être évitée ? C'est le point de vue d'un officier général de l'armée, qui dénonce l'immixtion des partis politiques libanais. "Lorsque le régiment aéroporté a été déployé à Ersal en août pour aider la brigade qui venait d'être attaquée, il a repris les positions aux djihadistes ; à partir de là, il aurait pu lancer une attaque pour libérer les soldats pris...

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