LFoundry devrait être mis en liquidation

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MARSEILLE (Reuters) - Le tribunal de commerce de Paris devrait prononcer jeudi la liquidation de l'entreprise LFoundry, qui emploie 700 salariés dans son usine de semi-conducteurs de Rousset (Bouches-du-Rhône).

LFoundry a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris le 28 juin dernier et la procédure a été accompagnée d'une période d'observation de six mois qui touche à sa fin.

"Les administrateurs devraient demander la liquidation pure et simple de la société alors qu'elle est économiquement viable et qu'un plan de continuité existe", a déclaré à Reuters le délégué du syndicat Sud, Alain Botel.

Le site connaît une situation financière délicate depuis la vente par Atmel, en 2010, de son unité de fonderie de semi-conducteurs à l'Allemand LFoundry.

Dans l'attente de la décision du tribunal de commerce, les salariés de Lfoundry ont décidé le blocage des accès de la zone industrielle de Rousset.

Les commandes ont chuté en raison de la non reconduction d'un contrat avec le groupe américain Atmel pour la production de tranches de silicium qui a pris fin en juin.

L'échéance du contrat de sous-traitance accordé pour trois ans par le groupe américain et le retrait au mois d'avril d'une offre de partenariat par un Fonds d'investissement public (PIF) d'Arabie Saoudite ont grevé les dettes de l'entreprise.

"Les négociations entre Atmel et le ministère du Redressement productif n'ont pas abouti et sont définitivement abandonnées. Il appartient à l'Etat de nous faire des propositions, le fonds de sauvetage des entreprises doit servir pour le site de Rousset", précise Alain Botel.

Selon les syndicats, l'entreprise a besoin d'une période de six mois pour la mise en place de nouveaux produits susceptibles de pérenniser les activités du site.

L'entreprise a annoncé fin novembre la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui prévoit la suppression de 153 des 700 emplois du site.

"Hors Atmel, les solutions existent pourtant. La vente de certains équipements pourrait rapporter 10 millions d'euros, celle d'une licence cinq de plus. Une aide des pouvoirs publics pourrait nous permettre de faire le lien puisqu'il est clair que nous ne pouvons plus compter sur les commandes du groupe américain pour nous en sortir", ajoute le syndicaliste.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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