Lewis-McChord, une base US maudite

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Le GI qui a massacré seize civils afghans venait de Lewis-McChord. D'autres avant lui, aussi.

Un soir de juin 2011, à la tombée de la nuit, le soldat Jared August Hagemann se trouvait sur un terrain d'entraînement de la base de Lewis-McChord, dans l'État de Washington. Après huit tours d'opération en Irak et en Afghanistan, cet Army Ranger de 25 ans avait pris l'habitude de porter son revolver d'ordonnance à la ceinture, en toute circonstance. À bout de nerfs, et sans que quiconque puisse réagir, il dégaina son arme et la porta contre sa tempe droite, avant de presser sur la détente.

Jared Hagemann souffrait de stress post-traumatique (ou Post Traumatic Syndrom Disorder, PTSD), un mal plus vicieux que tous les snipers talibans qu'il ait eu à affronter. Comme lui, onze autres soldats de cette base, située à 70 km au sud de Seattle, ont mis fin à leurs jours l'an passé, établissant un nouveau record au sein de l'armée américaine. Avec ses 37.000 ha de forêts, polygones de tir et bâtiments en brique rouge, ses 43.000 militaires et 14.000 civils, Lewis-McCho...

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