Lewandowski : Le coup perdant de Guardiola

le
0

Aligné seul en pointe mercredi soir sur la pelouse de l’Atlético Madrid, Robert Lewandowski n’a jamais su se montrer à son avantage. Pep Guardiola regrettera peut-être de ne pas avoir titularisé Thomas Müller à ses côtés.

Robert Lewandowski a appris ce qu'était une prise à deux s’il n’est pas adepte des soirées NBA… Aligné en pointe d’une équipe du Bayern Munich aux contours tactiques toujours aussi flous, le Polonais a eu toutes les peines du monde à se montrer dangereux mercredi soir au Vicente Calderon. Pourtant, avant cette manche aller de la Ligue des Champions, le « grand Robert », c’était 27 buts en 30 matchs de Bundesliga mais également de huit réalisations en dix rencontres de Ligue des Champions cette saison. Alors, forcément, les supporters de l’Atlético Madrid pouvaient trembler en voyant son nom couché sur la feuille de match de Pep Guardiola. Un coach espagnol qui avait décidé à la surprise générale de laisser Thomas Müller sur le banc des remplaçants au coup d’envoi.

Lewandowski n’avait pas de grands clients en face

L’objectif était certainement de densifier le milieu de terrain bavarois face à celui de l’Atléti, l’un des plus costauds d’Europe. Résultat : le natif de Varsovie a traversé la première période comme un fantôme. Pourtant, face à lui, pas de Diego Godin puisque l’Uruguayen était forfait pour cette rencontre mais une paire beaucoup moins fiable. Ainsi, Diego Simeone avait décidé de laisser le jeune Français Lucas Hernandez sur le banc, malgré ses bonnes prestations face au Barça, pour aligner José Maria Gimenez et Stefan Savic, loin d’être des pointures au plus haut niveau européen. Aidés par leurs milieux, les deux défenseurs ont fait vivre un enfer à l’ancien serial buteur du Borussia Dortmund qui n’a pu toucher des ballons que lorsqu’il se déportait sur le côté. Et encore, les fameuses prises à deux l’ont empêché de réaliser des remises dignes de ce nom. La seconde période a été un brin différente, mais pas forcément plus prolifique pour lui.

Une ligne de stats très faible

Alors que la domination du Bayern se faisait de plus en plus pressante, Lewandowski a commencé à avoir un peu plus d’espaces, comme la plupart de ses coéquipiers devant, à partir de l’heure de jeu. Mais il n’a pas converti sa seule occasion de la partie (64eme). Servi grâce à une très belle déviation en une touche de balle d’Arturo Vidal, l’attaquant de 27 ans a résisté à Gimenez avant de réussir une belle frappe croisée du droit. Mais Jan Oblak, encore très solide dans son but, a réalisé son plus bel arrêt de la partie à cette occasion. L’entrée en jeu de Thomas Müller à la 70eme minute de jeu n’a ensuite rien changé. Au bout du compte, l’international polonais a terminé la rencontre avec plus de dix kilomètres parcours, un seul tir, 65% de passes réussies et seulement une faute subie. Autant dire qu’il doit une revanche à ses supporters dès mardi prochain. Le rendez-vous est pris.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant