Levée du blocage du site LyondellBasell à Fos

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PARIS (Reuters) - La CGT a levé vendredi le blocage de l'usine d'oxyde de propylène de LyondellBasell, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), entamé le 22 avril pour obtenir la réouverture des négociations sur une reprise de la raffinerie de Berre par Sotragem.

Reçu dans la matinée à la préfecture, le syndicat a obtenu la tenue, le 9 mai, de deux réunions pour faire le point sur le dossier de la raffinerie LyondellBasell, une des quatre situées sur le pourtour de l'étang de Berre.

Une de ces réunions sera consacrée à la présentation du projet d'offre de reprise de la raffinerie de Berre, formulée par la société monégasque Sotragem et rejetée par le groupe LyondellBasell, a précisé la préfecture dans un communiqué.

L'autre permettra de préciser les engagements de LyondellBasell pour garantir l'avenir du site pétrochimique.

Un conseiller du ministre de l'Economie participera à ces réunions, auxquelles sont invités les élus locaux concernés et l'ensemble des organisations syndicales.

Mercredi, Arnaud Montebourg avait semblé entériner la fermeture de la raffinerie mais assuré avoir obtenu d'autres engagements du groupe américain de pétrochimie pour préserver ses activités autour de l'étang de Berre, où il emploie plus de 900 personnes.

La levée du blocus par la CGT se veut un "geste de bonne volonté" mais ne signifie pas que la centrale syndicale entérine le schéma évoqué par le ministre de l'Economie.

"Ce n'est que de la poudre aux yeux. Si le ministre semble satisfait, cela n'engage que lui", a dit à la presse le secrétaire de l'Union départementale CGT, Olivier Mateu. "On fait semblant de chercher un repreneur et l'on ne fait surtout rien."

La raffinerie LyondellBasell de Berre-l'Etang, placée "sous cocon" en 2012 pour redémarrer si un repreneur se manifeste, emploie aujourd'hui une vingtaine de personnes, le reste du personnel ayant été affecté par un plan social.

Le groupe américain a annoncé le 16 avril la fin des négociations avec Sotragem pour la reprise de la raffinerie, estimant que son projet n'offrait aucune garantie pour le redémarrage du site.

La CGT affirme au contraire avoir eu des garanties du groupe monégasque sur sa volonté d'investir 470 millions d'euros dans un projet prévoyant l'embauche de 270 personnes pour l'activité raffinage, qui a employé 370 personnes jusqu'à 2012.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Emmanuel Jarry)

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