Les zadistes de Notre-Dame-des-Landes font cap sur la COP21

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LES OPPOSANTS AU PROJET D'AÉROPORT À NOTRE-DAME-DES-LANDES S'EN PRENNENT À LA COP21
LES OPPOSANTS AU PROJET D'AÉROPORT À NOTRE-DAME-DES-LANDES S'EN PRENNENT À LA COP21

NOTRE-DAME-DES-LANDES, Loire-Atlantique (Reuters) - Environ 150 opposants au projet d'aéroport ont quitté samedi matin la "zone à défendre" (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pour rejoindre Paris à vélo et en tracteur d'ici à la COP21, afin d'y dénoncer "l'hypocrisie" du gouvernement français en matière de protection de l'environnement.

Baptisé "Cap sur la COP", ce convoi va réunir "au moins 250 personnes" d'ici au 28 novembre, soit deux jours avant l'ouverture de la Conférence de Paris sur le climat, ont dit ses organisateurs.

Les participants accompliront tout ou partie d'un trajet décomposé en huit étapes et effectué essentiellement sur des routes départementales. Ils seront hébergés le soir chez l'habitant ou sous des barnums, transportés en tracteur.

"On veut dénoncer l'hypocrisie de tous ceux qui disent lutter pour une planète meilleure mais qui sont en réalité les acteurs du réchauffement climatique", a dit à Reuters un organisateur du convoi, qui a souhaité garder l'anonymat.

"C'est important de montrer qu'on ne s'est pas endormis, et que notre lutte n'est pas que celle contre un aéroport mais contre le monde qui va avec."

Cette opération a été maintenue alors que l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, espérée un temps par les partisans du projet d'aéroport pour janvier, a été "momentanément différée" après les attentats de Paris et Saint-Denis qui mobilisent les forces de l'ordre sur les missions de sécurité.

"Malgré l'escalade sécuritaire et la déferlante annoncée de lois liberticides, notre volonté est de continuer à manifester, à lutter et à porter haut et fort la voix de territoires impactés par des projets inutiles", a justifié dans un communiqué l'Acipa, la principale association d'opposants historiques au projet, qui participera au convoi aux côtés d'associations, syndicats et partis de gauche.

Les manifestations publiques sont interdites jusqu'au 30 novembre au moins en Ile-de-France.

(Guillaume Frouin, édité par Gregory Blachier)

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