Les yeux dans l'Islande

le
0
Les yeux dans l'Islande
Les yeux dans l'Islande

Durant deux ans, Saevar Gudmundsson a suivi caméra à l'épaule la campagne éliminatoire victorieuse de la sélection islandaise. Le résultat ? Inside the Volcano, un Les Yeux dans les bleus à la sauce islandaise. Le film intimiste et précieux permet de mieux appréhender l'exploit immense de hommes de Lägerbarck. Voyage en immersion chez les strákarnir okkar.

Votre film s'appelle Inside the Volcano, pourquoi ?
Parce que je fais le lien entre le succès de notre équipe nationale et une éruption volcanique. Parce que le volcan émerge soudainement et son explosion devient de plus en plus puissante. Et cette qualification, c'est une explosion, quelque chose qui avait commencé à bouillonner avec le Mondial 2014 où on s'était presque qualifiés.

L'idée de faire un documentaire sur cette équipe vient de ce moment-là ?
Mon associé, qui est aussi journaliste, a eu l'idée de contacter la Fédération islandaise et les coachs après le match en Croatie. Nous avions été à deux doigts de nous qualifier pour la Coupe du monde et donc on s'est dit que c'était le bon moment de suivre ces hommes qui allaient accomplir un exploit historique. Cela a pris plusieurs mois de convaincre les hommes de faire ce documentaire. Au début, on a passé pas mal de temps avec eux en observation, sans filmer pour gagner leur confiance. Petit à petit, on a pu commencer à filmer.

Comment avez-vous été accueillis par les joueurs et par le staff ?
Après quelques matchs, on faisait partie de l'équipe, on était partout, on dînait avec eux, on était dans les vestiaires, aux briefings de Lagerbäck. C'était une histoire de confiance mutuelle qu'on a réussi à établir graduellement. La partie la plus difficile a été de convaincre et d'approcher Lars Lagerbäck, car la presse suédoise l'avait pas mal descendu à l'époque et il avait une appréhension des journalistes pour cette raison. Mais finalement, on s'est très bien entendus.

« Pour la qualification pour l'Euro, les joueurs ont rejoint les gens, ont été dans des bars comme n'importe qui. Ils ont été fêté ça toute la nuit dans les pubs, avec les Islandais. »Saevar Gudmundsson

Les joueurs ont été plus faciles à convaincre ?
Oui, beaucoup plus. Convaincre les joueurs a été la partie la plus facile. L'Islande est un petit pays, il y a une culture de la proximité, tout le monde se connaît de près ou de loin à 3 ou 4 degrés. Les joueurs étaient…







Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant