Les Wallons ressuscitent le Ceta

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Les Wallons ressuscitent le Ceta
Les Wallons ressuscitent le Ceta

Il était mal en point, il devrait finalement voir le jour ! La mauvaise blague belge faite au Ceta — le traité de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Canada — a trouvé un dénouement, hier, quand les Wallons ont accepté de revenir sur leur veto.

 

L'histoire ne manquait pas de piquant. Vingt-sept des vingt-huit Etats membres de l'UE (dont la France) avaient déjà donné leur accord en Conseil de l'UE (le Conseil des ministres) pour la signature du Ceta, la Belgique était sur la même longueur d'onde... mais n'avait pas le droit de prendre officiellement position tant que ses trois Parlements régionaux n'avaient pas eux-mêmes validé l'accord. Patatras !

 

Les Wallons ont dit non la semaine dernière et le sommet prévu hier pour la signature en grande pompe a été annulé...

 

Adieu le Ceta ? Après un intense bras de fer avec leur gouvernement fédéral et l'UE, les Belges francophones semblaient cependant prêts, hier, à accepter un compromis. Non sans avoir obtenu gain de cause sur plusieurs points. La « note interprétative » jointe au traité sera complétée et contiendra des assurances supplémentaires concernant la protection des services publics. Elle ménagera aussi une clause de retrait en matière agricole.

 

Signature avec le Canada fin novembre ?

 

Enfin, sur la question très sensible de la Cour de justice permanente (censée trancher les litiges entre Etats et investisseurs privés), les Wallons ont exigé qu'elle ne soit pas mise en place dans le cadre de l'application provisoire de l'accord (prévue entre le feu vert du Parlement européen et celui des différents Parlements nationaux).

 

« La Wallonie est extrêmement heureuse que nos demandes aient pu être entendues », se réjouissait hier Paul Magnette, le président socialiste de la région francophone, devenu en quelques jours une véritable star. Désormais, la Belgique doit à nouveau présenter le traité à ses ...

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