Les vrais chiffres de l'exécution des peines

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Pour résorber les 80.000 peines de prison encore non exécutées, les magistrats ont surtout recours aux sanctions alternatives à l'incarcération.

En dénonçant désormais, jour après jour, les incohérences les plus flagrantes de la réponse pénale dans la capitale, le préfet de police de Paris Michel Gaudin, intime du ministre de l'Intérieur, veut prendre à témoin l'opinion.

À l'entendre, la police a engrangé des résultats durables dans la lutte contre l'insécurité. «À Paris, dit-il, depuis dix ans, la délinquance a baissé de plus de 26%» (210.759 délits en 2001 contre 155.013 en 2011). Loin de Marseille et de sa récente bouffée de violences, la capitale enregistre depuis maintenant huit mois une chute des atteintes aux personnes de 8,6%. Mais les policiers sont exaspérés par le décalage entre leur mobilisation accrue, qui semble porter ses fruits, et l'incroyable mansuétude judiciaire dont peuvent encore bénéficier des délinquants parfois dangereux qui commettent des délits à la chaîne.

«Contrats d'objectifs»

Laxistes, les magistrats? Le Figaro a souhaité faire le point sur l'effectivité des sanc

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