Les vols vers Tripoli contraints à se poser dans l'est de la Libye

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LE CAIRE/BAÏDA, Libye, 24 février (Reuters) - L'Egypte contraint les avions libyens qui se rendent à Tripoli en provenance de Jordanie et de Turquie à se poser d'abord dans l'est de la Libye pour permettre aux autorités reconnues par la communauté internationale de vérifier s'il n'y a pas à bord des combattants djihadistes, a-t-on appris de sources officielles. Cette décision est une nouvelle illustration du soutien de l'Egypte au gouvernement libyen légitime, après le bombardement de positions islamistes, la semaine dernière dans la ville de Derna, en représailles à la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens par un groupe se revendiquant du groupe djihadiste Etat islamique (EI). Le Premier ministre libyen Abdallah al Thinni accuse le gouvernement concurrent formé par les miliciens qui contrôlent Tripoli d'avoir des liens avec les groupes islamistes radicaux qui ont prospéré dans le chaos qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Pour soutenir le gouvernement d'Abdallah al Thinni, réfugié à Tobrouk, près de la frontière égyptienne, Le Caire a décidé de contraindre les avions qui empruntent l'espace aérien égyptien pour se rendre dans l'ouest de la Libye à se poser d'abord dans un aéroport sous son contrôle. Cette mesure doit permettre aux autorités reconnues par la communauté internationale de contrôler les passeports des passagers et le chargement des avions, a expliqué le Premier ministre libyen à Reuters. "(L'espace aérien) a été fermé pour des raisons de sécurité, pour empêcher les terroristes et les armes d'affluer en Libye", a-t-il dit dans une réponse à des questions écrites. Un responsable de l'aviation civile égyptienne a précisé que la mesure concerne les vols à destination de Tripoli et Misrata, qui sont contraints à se poser à Tobrouk ou Labrak. Les avions libyens en provenance de Turquie ou de Jordanie n'ont pas d'autre choix que d'emprunter l'espace aérien égyptien, ceux de la Grèce et de Chypre leur étant fermés. Les compagnies aériennes turques et jordaniennes, elles, ne volent plus vers la Libye en raison de l'insécurité dans ce pays. (Ulf Lässing et Ayman al Warfali; Tangi Salaün pour le service français) )

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