Les voitures sans conducteur ont de l'avenir

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Eric Schmidt, Larry Page et Sergey Brin à bord d'une voiture Google automatique. Google
Eric Schmidt, Larry Page et Sergey Brin à bord d'une voiture Google automatique. Google

(Relaxnews) - Justin Rattner, responsable technologie chez Intel, l'a affirmé en début de semaine : les voitures sans chauffeur seront une réalité d'ici dix ans.

En septembre, l'état de Californie faisait un pas dans ce sens en les autorisant à circuler aux côtés des autres véhicules. Au mois d'octobre, Eric E. Schmidt, président exécutif Google, expliquait que sa vision du futur comportait forcément ce type de voitures.

Justin Rattner a développé son point de vue dans une interview accordée à Computerworld, avant l'Intel's European Research and Innovation Conference : "Je pense que les constructeurs auto ont longtemps émis des doutes sur la pérennité d'une telle technologie. Certains étaient encore moins confiants que d'autres, mais je pense vraiment que l'idée a, depuis, fait son chemin".

Si bien que dans la décennie à venir, la voiture sans chauffeur sera prête à faire son entrée dans la vie des consommateurs.

Les automobiles sans chauffeur : une réelle nouveauté ?

En réalité, les voitures sans chauffeur et les véhicules contrôlés à distance existent depuis 1936. Les constructeurs automobiles ont d'ailleurs lourdement investi dans ces technologies.

La Mercedes classe S évite les collisions et actionne automatiquement ses freins avant et arrière pour respecter les limitations de vitesse depuis 2005. Le modèle 2013 disposera d'un mode "circulation automatique" à basse vitesse, lui permettant de se diriger de façon autonome en ville, dans les parkings et dans les embouteillages.

De son côté, Volkswagen produit la VW Golf GTi 53+1 depuis 2006 [53 fait référence à "Herbie", la coccinelle de la série de films éponyme, et "+1" signifie que le modèle surpasse même la voiture intelligente du film -ndlr]. Le véhicule ne se contente pas de la conduite autonome : il cherche la façon optimale d'effectuer un parcours donné. Le constructeur l'utilise pour des tests d'endurance et affirme que sa technologie est adaptable à tous les modèles.

Des réticences ?

Ce qui freine le développement de ces voitures n'est en rien lié aux processeurs, aux hésitations des constructeurs ou à la législation. Si la Californie est le troisième état américain à disposer d'une législation sur les voitures sans chauffeur, ce sont bien les États, du monde entier, qui doivent statuer pour que ces véhicules deviennent choses communes.

Pour autant, les fonctionnalités rendant les voitures plus autonomes ne sont pas illégales. Gouvernements et constructeurs automobiles trouvent des compromis permettant aux technologies d'évitement d'accident d'exister sur différents modèles, la fonction de parking automatique existe sur des Ford et des Lexus, le guidage radar est présent sur les Jaguars et la régulation du freinage en cas d'embouteillage le sera sur les prochaines Audi A8.

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