Les voitures de collection, placement le plus rentable

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Selon un indice compilé par le Financial Times , le prix des voitures de collection s'est envolé de près de 400% en 10 ans.

Dès ce jeudi, et jusqu'à dimanche, les plus prestigieuses voitures de collection paradent à l'occasion du «Monaco Motor Legend». Chaque année, les prix de ces bolides d'antan atteignent des records. À tel point qu'investir dans ces pièces est devenu le placement le plus rentable devant l'immobilier, les actions et les œuvres d'art.

Le Financial Times a calculé que les prix des voitures de collection ont augmenté en moyenne de 395% depuis 2002, bien au-delà du taux de progression de 195% des œuvres d'art, de celui des grands vins qui se sont envolés de 166% ou des montres de collection dont la hausse a atteint 76%.

Mathieu Lamoure, responsable du département automobile de la maison de ventes aux enchères Artcurial, affirme que «sur les 115 voitures présentées cette année au salon Rétromobile (qui a eu lieu en février à Paris, ndlr), 105 ont été vendues. Le chiffre d'affaires global de la vente atteint 15 millions d'euros, le montant le plus important jamais réalisé pour une vente de voitures de collection en France». L'engouement pour les voitures de collection ne cesse de croître car l'an passé déjà les revenus de la vente Retromobile avaient battu un record.

Un marché à 55 milliards de dollars

Le spécialiste souligne en outre «que la cote des voitures de collection est assez établie: elle repose sur l'authenticité et l'histoire de la voiture, la notoriété de ses propriétaires et les performances sportives du véhicule. Or cette cote ne cesse de grimper». L'an passé par exemple une Ferrari 250 GT California de 1959 ayant appartenu à Roger Vadim a été vendue 4,5 millions d'euros alors qu'elle était estimée entre 2,8 et 3,2 millions d'euros.

Le poids des marques compte également. Les Ferrari, Mercedes, Jaguar, Bentley, Lotus, Corvette, Maserati des années 1950/1960 sont les mieux cotées. En France, Bugatti, Delage, Delahaye et Talbot sont des valeurs sûres tout comme les Citroën DS. Depuis peu, les 2CV attirent également les passionnés et les investisseurs.

«L'engouement pour l'automobile de collection s'explique par son ancrage à la fois dans le milieu des collectionneurs d'objet d'art et dans celui des passionnés», explique Mathieu Lamoure. Par ailleurs, «en temps de crise, les gens se tournent davantage vers la nostalgie d'un passé et l'automobile en fait partie. Les voitures de collection deviennent ainsi une valeur refuge et plaisir». Les acheteurs ont de fait plus de plaisir à détenir une voiture de collection qu'ils pourront conduire plutôt que des actions ou des œuvres d'art.

L'intérêt grandissant des investisseurs internationaux vers cette nouvelle classe d'actifs joue également en faveur d'une explosion des prix de ces voitures. Le Royaume-Uni et les États-Unis ont été les premiers à s'intéresser au marché, suivis par l'Allemagne, la France et maintenant le Moyen-Orient et l'Asie. Le marché mondial est ainsi aujourd'hui évalué à près de 55 milliards de dollars.

Toutefois, toutes les voitures anciennes ne voient pas leur valeur s'envoler. Ainsi, Mathieu Lamoure indique que les voitures d'avant-guerre dite «caisse carrée» suscite peu d'enthousiasme.

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  • pichou59 le jeudi 4 avr 2013 à 14:34

    pour le petit collectionneur, ok pour exo, mais pas pour les gros QUI SE FONT DES ... EN or ? COMME LES OEUVRES D'art de FABIUS and Co - et pendant ce temps les petit Français crèvent de faim - HONTEUX!!!!