Les vivres commencent à manquer à Tunis

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De nombreux citoyens ont appelé l'armée à organiser la réouverture de boulangeries, le pillage de nombreux dépôts ayant désorganisé les circuits de distribution des denrées de première nécessité. Le couvre-feu a été allégé dimanche.

Face à la tension ambiante, les Tunisiens s'organisent. Nombre d'entre eux ont formé des comités de vigiles pour défendre leurs quartiers face aux pillards, après la multiplication des mises à sac et des agressions en province et dans la capitale. Le puissant syndicat, l'Union générale des travailleurs tunisiens (Ugtt), a invité ses structures et ses adhérents à se joindre ou à encadrer ces comités de vigiles. Des structures qui se sont multipliés en province, selon différentes sources.

Un manque de vivres a notamment commencé à se faire ressentir dans la capitale. De nombreux citoyens ont demandé à l'armée d'organiser au moins la réouverture de boulangeries et d'épiceries. «J'ai passé la journée avec une famille nombreuse et on n'a eu qu'un repas», a raconté samedi un cadre du nord de la ville. «J'ai passé la journée à me tourner les pouces, incapable de satisfaire les demandes des clients», a renchéri Salah Ben Zekhri qui tient un petit commerce près

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