«Les violences sont avant tout verbales»

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INTERVIEW - Ancien instituteur, Éric Debarbieux travaille sur les violences scolaires depuis trente-cinq ans.

Fondateur en 1998 de l'observatoire de la violence scolaire, ce «pédagogue» est l'auteur d'un rapport sur le harcèlement scolaire, commandé par Luc Chatel. Le 17 septembre, Vincent Peillon l'a appelé à ses côtés, comme délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences scolaires.

Le FIGARO - Les cas de professeurs agressés, rapportés par les médias, se multiplient. Qu'en pensez-vous?

Éric DEBARBIEUX. - Je crois peu à l'explosion de violence subite. En revanche, lorsque plusieurs cas sont médiatisés, il peut y avoir un effet de duplication. La médiatisation de ces agressions montre aussi que les victimes adultes osent le dire. Ce n'était pas le cas il y a quelques années, ces incidents étant bien souvent assimilés au fait d'être un mauvais professeur...

Peut-on conclure aujourd'hui à une montée des violences scolaires?

Les enquêtes montrent qu'il existe depuis une trentaine d'années un phénomène de montée des violences

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