Les vins et spiritueux battent des records à l'export

le
0
Les ventes à l'étranger dépassent les 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 2,44 milliards de bouteilles en 2011.

L'équivalent de 41 Airbus A380. Les exportations de vins et spiritueux français ont dépassé en 2011 la barre des 10 milliards d'euros de chiffres d'affaires (10,1 exactement), en augmentation de 10,5% par rapport à 2010. En volume, cela représente 203 millions de caisses ou près de 2,44 milliards de bouteilles vendues hors de France, soit une hausse de 2,4% sur un an. «Il s'agit de la meilleure performance historique du secteur, souligne Louis Fabrice Latour, président de la Fevs (Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux). À titre de comparaison, c'est le deuxième poste excédentaire dans la balance commerciale française derrière l'aéronautique, devant les parfums et cosmétiques», poursuit-il.

Concernant le type de produits: 70% des exportations sont réalisées à partir des ventes de bordeaux, bourgogne, champagne et cognac. Ce dernier enregistre d'ailleurs une année record avec plus de 2 milliards d'euros de ventes (+10% en valeur). «Notre premier marché reste les États-Unis où nous vendons 48,5 millions de bouteilles de cognac par an, indique Patrice Pinet, président de Courvoisier SAS, soit près de 30% de nos exportations annuelles.» Le cognac représente d'ailleurs les deux tiers des exportations de spiritueux français (3,1 milliards d'euros), le reste comprend la vodka et les autres liqueurs.

S'agissant des vins, si le bordeaux représente 16% des exportations en volume, en revanche le champagne (8%) arrive en tête des exportations en valeur (7 milliards d'euros). Il représente 31% des exportations, c'est-à-dire 2,17 milliards d'euros contre 29% aux bordeaux et 10% aux bourgognes. De telles performances ne sont pas dues au fruit du hasard. «Rien n'arrive tout seul, c'est le résultat des progrès réalisés sur la qualité de nos vins, leur accessibilité et leur présentation», résume Philippe Castéja, président de Borie-Manoux.

Concernant les marchés, les professionnels notent le retour des États-Unis après trois années de crise. «Les ventes de champagne y ont repris des couleurs avec une hausse de plus de 12% des volumes et une augmentation de près de 19% du chiffre d'affaires», remarque Paul François Vranken, président du groupe Vranken-Pommery Monopole.

Globalement, les États-Unis représentent le premier débouché pour les vins et spiritueux français avec 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2011, le Royaume-Uni le deuxième et la Chine se classe désormais troisième à 857 millions d'euros de ventes (+52%). «Depuis l'accession de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce en 2001, les exportations des vins et spiritueux français se sont accrues de 3700%, dont les trois quarts concernent le bordeaux et le cognac», explique Nicolas Ozanam, délégué général à la Fevs. L'empire du Milieu est un nouvel eldorado des vins de l'ancien monde.

LIRE AUSSI:

» La popularité retrouvée des vins français à l'étranger

» La France, premier producteur de vin

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant